• Astrophysique: une explication à la présence des fameuses 'rayures de tigre', que l'on peut observer du côté du pôle sud d'Encelade, a été proposée! ____¤201911

    Une étude, dont les résultats intitulés «Cascading parallel fractures on Enceladus» sont disponibles en pdf sur arxiv.org, propose une explication à la présence des fameuses 'rayures de tigre' que l'on peut observer du côté du pôle sud d'Encelade.

     

    Rappelons tout d'abord qu'Encelade est une petite lune glacée de Saturne sur laquelle on espère trouver des traces de vie extraterrestre, car les données recueillies par la mission Cassini suggèrent «la présence d'un océan d'eau liquide sous l'épaisse couche de glace qui couvre son pôle sud». De plus, «d'énormes jets de glace d'eau et de vapeur émanant de quatre immenses crevasses parallèles», situées dans la région, ont été détectés et «des indices de présence de molécules organiques» y ont même été découverts.

     

    Ces crevasses «uniques dans notre Système solaire», séparées «l'une de l'autre de quelque 35 kilomètres», ont été «affectueusement surnommées rayures de tigre et baptisées Bagdad, Le Caire, Damas et Alexandrie, en référence aux Contes des mille et une nuits». Au «moins partiellement ouvertes sur l'océan liquide dissimulé sous la glace», ces crevasses «mesurent 130 kilomètres de long», une taille considérable «pour un satellite dont le diamètre ne dépasse pas 500 kilomètres».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée avance un scénario explicatif, qui découle du fait «qu'Encelade subit de plein fouet les forces de marées gravitationnelles de sa planète, Saturne». Concrètement, «à mesure que l'eau située sous l'épaisse coque de glace gèle avec le refroidissement du satellite, une seconde couche de glace se forme». Alors, un effet d'effort de traction «va jusqu'à provoquer une fracture à l'endroit où la couche de glace apparait la plus fine», autrement dit «du côté de l'un des deux pôles».

     

    En l'occurrence, «le hasard semble avoir choisi le pôle sud», mais l'apparition de cette première fracture libèrerait les contraintes accumulées à cet endroit, «prévenant la formation de crevasses similaires du côté du pôle opposé». A la suite de la première fissure, «un geyser de glace a pulvérisé de la neige sur ses flancs».

     

    Ce surplus de masse est «responsable de nouvelles tensions, elles-mêmes à l'origine des trois fissures suivantes», qui, d'après les calculs théoriques, sont toutes parallèles à «quelque... 35 kilomètres les unes des autres». Néanmoins, il faudra «des travaux plus approfondis» pour «déterminer si les rayures centrales sont bien plus anciennes que les autres».

     

    En tout cas, «le modèle semble cohérent tant avec l'emplacement qu'avec l'espacement des crevasses» et, finalement, il apparaît que c'est «la petite taille d'Encelade qui expliquerait pourquoi ce paysage est unique», car, sur des satellites plus massifs, «le poids de la glace aurait tendance à refermer les fissures formées».

     

     


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