• Astrophysique: une nouvelle technique d'analyse et des modèles géochimiques inédits indiquent que l'océan d'eau liquide qui baigne Encelade est plus complexe que prévu!____¤202001

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The carbonate geochemistry of Enceladus’ ocean» ont été publiés dans la revue Geophysical Research Letters, révèle, grâce à une nouvelle technique d'analyse et des modèles géochimiques inédits, que l'océan d'eau liquide qui baigne Encelade, petite lune glacée de Saturne géologiquement active, est plus complexe que prévu.

     

    Concrètement, la nouvelle technique d'analyse et les modèles géochimiques inédits en question ont «permis d'estimer la concentration en CO2 dissoute dans l'océan à partir de celle du panache» résultant de l'existence de geysers, concentration qui semble «s'expliquer par des réactions géochimiques entre le cœur rocheux de la lune et l'eau liquide de son océan caché»: en effet, «la dissolution et la formation de certains mélanges de minéraux contenant du silicium et du carbone au fond de cet océan» en seraient la cause.

     

    Autrement dit, Encelade serait «le théâtre d'un événement de séquestration massif de CO2 dans son noyau, un événement semblable à celui que les chercheurs aimeraient reproduire sur Terre pour contrer le réchauffement climatique».

     

    Par ailleurs, un autre phénomène, «la présence probable de sources hydrothermales», contribue «à la complexité du cœur d'Encelade», car la sonde Cassini avait détecté «la présence au cœur des geysers, de minuscules particules de silice, puis celle d'hydrogène gazeux» qui sont deux produits chimiques «considérés comme des marqueurs des processus hydrothermaux». Ces processus génèrent, au fond de l'océan, «des fluides chauds, riches en énergie et chargés de minéraux qui permettent à des écosystèmes uniques de prospérer» et «potentiellement susceptibles de soutenir la vie».

     

    L'hypothèse avancée dans cette étude est que «le noyau d'Encelade est composé d'une couche supérieure carbonatée et d'un intérieur serpentinisé», les carbonates se présentant «généralement sous forme de roches sédimentaires telles que le calcaire sur Terre, tandis que les minéraux serpentinisés sont formés de roches ignées d'un fond marin, riches en magnésium et en fer».

     

    Le scénario proposé est que «l'oxydation hydrothermale du fer, profondément réduit dans le noyau, forme de l'hydrogène, tandis que l'activité hydrothermale sur les roches carbonatées contenant du quartz produit des fluides riches en silice», ces roches ayant aussi «le potentiel d'influencer la chimie du CO2 dans l'océan via des réactions à basse température impliquant des silicates et des carbonates».

     

     


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