• Biologie: le rôle clé d’une protéine, la paxilline, qui permet aux cellules de percevoir leur environnement et de s’arrimer au bon endroit, a été mis en évidence!____¤202104

    Une étude, dont les résultats intitulés «Structural and functional analysis of LIM domain-dependent recruitment of paxillin to αvβ3 integrin-positive focal adhesions» sont publiés dans la revue Communications Biology, a permis de mettre en évidence le rôle clé d’une protéine, la paxilline, qui permet aux cellules de percevoir leur environnement et de s’arrimer au bon emplacement pour accomplir leurs tâches grâce à des sortes de «crampons» cellulaires: en effet, en l’absence de paxilline fonctionnelle, une cellule est incapable de se fixer et glisse sans réussir à se stabiliser.

     

    Relevons tout d'abord que, pour assurer notre survie, «la migration des cellules et leur ancrage à l’emplacement adéquat sont essentiels». Alors que les scientifiques ont longtemps cru que, pour se coordonner «les cellules communiquaient entre elles principalement au travers de signaux chimiques, comme les hormones», de récentes découvertes «suggèrent que des signaux mécaniques joueraient un rôle majeur dans la coordination cellulaire».

     

    En fait, «lorsqu’une cellule doit se déplacer, elle 'palpe' son environnement à l’aide de protéines situées à sa surface, les intégrines» et «quand elle détecte un endroit favorable, un réseau complexe de protéines, nommé adhérence focale, se met alors en place pour former des crampons cellulaires qui arriment la cellule à son environnement». Pour sa part, l'étude ici présentée est parvenue à comprendre «comment est régulé ce mécanisme d’ancrage» en analysant la paxilline, l’une des nombreuses protéines composant les crampons ».

     

    Il est ainsi apparu que, sans paxilline fonctionnelle, les cellules sont «incapables de se fixer, que leur environnement soit favorable ou non». Cette protéine a, en outre, «pour fonction d’informer la cellule du bon déroulement de l’ancrage, transformant une réponse mécanique en un signal biologique compréhensible par la cellule».

     

    Finalement, ces travaux in vitro, qui «ont permis de souligner le rôle majeur de la paxilline dans le déplacement et l’adhésion des cellules saines», pourraient «constituer un point de départ pour mieux comprendre le développement des cancers», puisqu'il est en «probable que les cellules cancéreuses utilisent la paxilline pour trouver un endroit favorisant leur survie».

     

     


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