• Biologie: le rôle fondamental d’un complexe ribonucléase β-CASP / helicase à ARN dans le métabolisme de l'ARN chez les archées a été mis en évidence!____¤202002

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «RNA processing machineries in Archaea: the 5′-3′ exoribonuclease aRNase J of the β-CASP family is engaged specifically with the helicase ASH-Ski2 and the 3′-5′ exoribonucleolytic RNA exosome machinery» ont été publiés dans la revue Nucleic Acid Research, souligne le rôle fondamental d’un complexe ribonucléase β-CASP / helicase à ARN dans le métabolisme de l'ARN chez les archées» et ouvre des perspectives sur l’évolution des acteurs clés au cœur de la régulation post-transcriptionnelle des gènes.

     

    Relevons tout d'abord qu'il «y a plus de 40 ans que les archées (ou Archaea) ont été proposées comme un nouveau domaine du vivant au côté des bactéries et des eucaryotes». Au fil des ans, notre vision des archées «a évolué, passant d'extrémophiles microbiens exotiques à des organismes d'importance universelle utilisés pour élucider des questions biologiques fondamentales». Ces organismes, qui constituent de fait, aujourd'hui, «un groupe à part entière, unique par de nombreux aspects cellulaires et moléculaires», seraient une branche de l’arbre du vivant «à l'origine du groupe des Eucaryotes».

     

    Omniprésentes «dans tous les sites terrestres (> 20 % de la biomasse microbienne marine)», les archées «sont notamment présentes dans le microbiote humain». Ainsi, en vue d'évaluer «leur impact sur l'environnement et la santé humaine, il est donc impératif de décoder leurs particularités à un niveau moléculaire», car «les machineries moléculaires décryptées chez les archées fourniront des paradigmes clés pour comprendre les processus biologiques fondamentaux conservés dans le vivant».

     

    Tout particulièrement, «les bases moléculaires de la régulation de l'expression des gènes, par des mécanismes post-transcriptionnels, sont encore mal connues». Alors qu'un «réseau d'hélicases à ARN, d'endoribonucléases et d'exoribonucléases régule la quantité et la qualité des ARN de toute cellule», jusqu'à présent «les études mécanistiques se sont concentrées sur les systèmes bactériens et eucaryotes en raison du défi que représente l'identification des principaux acteurs de la maturation et la dégradation de l'ARN chez les archées, car peu d’outils génétiques sont disponibles».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée s'est focalisée sur l'analyse «des  archées hyperthermophiles (Thermococales)» en utilisant «des approches génétiques, protéomiques et phylogénomiques». Au bout du compte, «conjointement aux précédents résultats montrant que les ribonucléases (RNases) de la famille des β-CASP, omniprésentes chez les archées, sont des acteurs clés du métabolisme de l'ARN, les données collectées soutiennent un modèle selon lequel la ribonucléase aRNase J (dont on ne retrouve l'homologue que chez les bactéries), l'hélicase à ARN de type Ski2 et l'exosome à ARN (dont les homologues sont eucaryotes) sont en interaction dans la plupart des cellules d'archées  étudiées».

     

    Ce travail, qui confirme «que la ribonucléase aRNase J exerce potentiellement un contrôle sur la surveillance des ARN, à proximité du ribosome», suggère ainsi, pour la première fois, le rôle fondamental d’un complexe ribonucléase β-CASP / helicase à ARN dans le métabolisme de l'ARN chez les archées» en soulignant «l'aspect mosaïque des machines moléculaires où sont retrouvés associés à la fois des homologues bactériens et eucaryotes».

     

     


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