• Biologie: les condensats d'ADN génomique ont été caractérisés en fonction de la taille des molécules d’ADN qui les constituent!____¤202103

    Une étude, dont les résultats intitulés «DNA length tunes the fluidity of DNA-based condensates» ont été publiés dans la revue Biophysical Journal, a permis de caractériser les condensats d'ADN génomique en fonction de la taille des molécules d’ADN qui les constituent. Ces observations laissent penser «que l’ADN génomique dans la cellule pourrait avoir un comportement de type solide et potentiellement se fluidifier lorsque les zones d’interaction impliquent des régions d’ADN de tailles plus courtes».

     

    Relevons tout d'abord que «l'état de condensation de notre génome est lié à sa fonction biologique», puisque «les régions génomiques réprimées sont plus condensées que les régions actives». Ainsi, par exemple, «la transcription in vitro, est plus difficile pour un ADN condensé».

     

    L'un des mécanismes proposés, parmi ceux qui sont impliqués dans la condensation de l'ADN organisé au sein de la chromatine, «est la séparation de phase liquide-liquide, qui a récemment émergé comme un principe organisateur potentiel de la cellule». Suivant ce point de vue, l'étude ici présentée a analysé à «l'aide d’approches de microscopie, comme le photoblanchiment par fluorescence, ou la microfluidique», la morphologie et la dynamique de condensats contenant des molécules d'ADN de différentes tailles.

     

    Trois conditions différentes «y compris la reconstitution de la chromatine pour mimer la situation dans la cellule» ont été utilisées. Concrètement, «les condensats avec de courtes molécules d'ADN étaient généralement ronds et dynamiques reflétant un échange des molécules d'ADN entre les condensats et le milieu environnant», tandis que «pour des molécules d’ADN plus longues, l'échange de molécules était plus lent et la forme plus irrégulière».

     

    Ces observations laissent penser «que les molécules d'ADN plus longues forment des condensats plus solides parce qu'elles établissent plus d'interactions avec les molécules d'ADN voisines, ce qui restreint leur mobilité». De la sorte, «l'ADN génomique tel qu'il est présent dans la cellule tend à être plutôt solide, tandis que les fragments courts d'ADN ou de chromatine ont tendance à être plutôt liquide».

     

    Néanmoins, «dans la cellule, des zones de longs chromosomes pourraient être fluidifiées par interaction spécifique entre plus courtes séquences supprimant l'action des facteurs de condensation et réduisant ainsi la taille des zones d’interaction».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :