• Biologie: les mécanismes, qui conduisent à se sentir repus après un bon repas, constituent une cascade de réactions déclenchée par l’élévation du taux de glucose dans le sang!____¤202003

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Postprandial Hyperglycemia Stimulates Neuroglial Plasticity in Hypothalamic POMC Neurons after a Balanced Meal» sont publiés dans la revue Cell Reports, a permis de comprendre les mécanismes qui, dans le cerveau, conduisent à se sentir repus après un bon repas. Ils constituent une cascade de réactions déclenchée par l’élévation du taux de glucose dans le sang.

     

    Concrètement, «les circuits de neurones qui gouvernent les sensations de faim et de satiété dans notre cerveau ont la capacité de modifier leurs connexions» pour «ajuster le comportement alimentaire aux conditions de vie» et «maintenir un équilibre entre apports et dépenses énergétiques».

     

    Pour sa part, l'étude ici présentée, menée chez la souris, «montre que ces circuits sont activés à l’échelle d’un repas, ce qui contribue à la régulation du comportement alimentaire», une activation, qui «ne passe pas par un changement dans les 'branchements' du circuit».

     

    Plus précisément, l'étude s'est focalisée sur les «neurones POMC de l’hypothalamus, situés à la base du cerveau», des neurones «connus pour limiter la prise alimentaire», qui «reçoivent un grand nombre de terminaisons nerveuses provenant d’autres régions du cerveau». En fait, «les connexions de ce circuit sont malléables», puisqu'elle «peuvent se faire et se défaire très rapidement au gré des fluctuations hormonales».

     

    L'étude a permis d'observer «qu’après un repas équilibré, ce circuit neuronal n’est pas modifié», alors que «d’autres cellules nerveuses associées aux neurones POMC, les astrocytes, changent de forme».

     

    Les astrocytes, qui «sont des cellules nerveuses en forme d’étoiles, d’abord décrites pour leur rôle de support des neurones», recouvrent «étroitement les neurones POMC» dans les conditions habituelles, agissant «un peu à la manière de plaquettes de frein, limitant leur activité». Cependant, «après un repas, le taux de glucose dans le sang (glycémie) s’élève transitoirement et ce signal est ressenti par les astrocytes qui se rétractent en moins d’une heure». Autrement dit, «le 'frein' étant levé, les neurones POMC se trouvent activés, ce qui favorise in fine le sentiment de satiété».

     

    Néanmoins, comme «un repas riche en graisses n’induit pas ce remodelage», on peut se demander s'ils ne pourraient pas aussi déclencher la satiété «par un autre circuit». En outre, il reste à savoir «si les édulcorants ont les mêmes effets ou s’ils sont de véritables leurres pour le cerveau, qui ne procurent que la sensation sucrée addictive sans couper la faim».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :