• Biologie: lorsque les ours se raréfient, certains arbustes périclitent à la suite de relations complexes de l'écosystème!____¤201501

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Bears benefit plants via a cascade with both antagonistic and mutualistic interactions» ont été publiés dans la revue Ecology Letters, a permis de mettre en évidence que, lorsque les ours se raréfient, certains arbustes périclitent à cause des relations complexes de l'écosystème.

     

    Tout commence lorsqu'un étudiant, qui observait «les relations entre des fourmis et d’autres insectes dans les montagnes du Colorado», a vu un jour arriver un ours au moment de l'été. L'animal s'est alors mis à «ravager méthodiquement les nids de fourmis» du secteur.

     

    Plus précisément, durant les quatre années qui ont suivi, «l'ours a détruit, selon les zones, de 26 à 86 % des nids de fourmis» et une corrélation a pu être mise en lumière «entre la présence de ces nids et la vigueur des arbustes, mesurée par leur croissance et le nombre de graines produites».

     

    En vue d'en comprendre les causes, des expérimentations ont été menées «en retirant tout ou partie des fourmis autour de certaines plantes». Il est alors apparu que les fourmis ne font aucun mal aux arbustes en question («Chrysothamnus viscidiflorus, de la famille des astéracées, ou composées»).

     

    En fait, les fourmis éloignent essentiellement «des insectes prédateurs, comme les coccinelles, dont les proies habituelles sont des phytophages, croqueurs de végétaux» de sorte que les «ennemis des plantes se mettent alors à proliférer». Donc en résumé, l'ours provoque la diminution des mangeurs de feuilles en réduisant le nombre de fourmis.

     

    Ces observations démontrent clairement que, dans un écosystème, du fait d'interactions de type mutualiste, «un prédateur peut influer sur les populations du niveau trophique primaire».

     

    Par conséquent, il devient très clair que «sans introduction ni disparition d’espèces, des modifications de comportement d’une population peuvent avoir des effets insoupçonnables sur le reste de la faune et de la flore».

     

     


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