• Biologie: une étude sur les poissons-chats denticulés amène à penser que les dents ne poussent que sur un os, quel que soit son type, même en l'absence de plaque osseuse!____¤201710

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Trunk dental tissue evolved independently from underlying dermal bony plates but is associated with surface bones in living odontode-bearing catfish» sont publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society B, indique, en se basant sur le cas des poissons-chats denticulés, que les dents ne poussent que sur un os, quel que soit son type, même en l'absence de plaque osseuse.

     

    Les dents, dont «l'apparition chez les premiers vertébrés à mâchoire a permis l'émergence de super-prédateurs capables de mordre, d'agripper et de déchiqueter leurs proies», ne se développent, «chez la plupart des vertébrés actuels» que dans la bouche. Parmi les rares exceptions, qui concernent des animaux «chez lesquels des dents existent aussi sur le corps, comme observé sur certaines espèces fossiles», il y a les poissons-chats dits denticulés qui n'ont pas d'écailles et «ont 'réinventé' une dentition corporelle au cours de l'évolution».

     

    Les dents, capables de régénération, des poissons-chats denticulés, dont certaines espèces «possèdent une armure de plaques osseuses revêtues de dents fines (pulpe, émail et dentine comprises)», jouent «un rôle dans la défense contre les prédateurs, dans les relations entre individus et peuvent s'allonger chez les mâles pendant la période de parade amoureuse».

     

    En vue de franchir une étape dans la compréhension des mécanismes, tant stimulateurs qu'inhibiteurs, à l’œuvre chez tous les vertébrés, l'étude ici présentée a été entreprise pour découvrir «comment ces dents extra-orales, appelées odontodes, sont réapparues au cours de l'évolution et comment elles se développent».

     

    Pour cela, l'histoire évolutive des poissons-chats a été reconstruite «en comparant certains gènes des différentes familles denticulées à ceux d'autres familles dépourvues d'odontodes. On peut d'abord dire que «les odontodes sont apparus il y a près de 120 millions d'années chez les denticulés, bien avant l'émergence des plaques osseuses», ce qui fait que celles-ci ne constituent pas «un prérequis pour activer le développement des dents présentes sur le corps».

     

    Le prérequis, lui-même, a été découvert «en analysant les différentes localisations d'odontodes»: comme «chez les espèces dépourvues de plaques osseuses, ces dents se développent toujours sur une structure osseuse, par exemple sur un rayon de nageoire ossifié», c'est l'os qui vraisemblablement possède «un rôle-clé dans l'induction du tissu dentaire».

     

    Désormais en partant de cette conclusion, il reste à «déchiffrer le dialogue moléculaire qui s'établit lors de la formation de l'os et celle de la dent pour permettre à cette dernière de se développer, puis de se régénérer» et à «identifier les gènes liés au développement des odontodes en comparant l'expression des gènes chez les espèces denticulées ou non».

     

     


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