• Biologie: une molécule, qui favoriserait la production des cellules pluripotentes induites (cellules iPS), a été identifiée!____¤201507

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Netrin-1 regulates somatic cell reprogramming and pluripotency maintenance» ont été publiés dans la revue Nature communications, a permis de découvrir une molécule qui favoriserait la production des cellules pluripotentes induites (cellules iPS).

     

    Rappelons tout d'abord qu'en 2006, pour la première fois, le japonais Shinya Yamanaka a réussi à produire ces cellules iPS, «capables de devenir n’importe quelle cellule du corps humain, par un procédé nécessitant l'introduction d'un cocktail de quatre gènes dans des cellules différenciées» alors qu'auparavant «seules les cellules souches humaines d’origine embryonnaire possédaient une telle caractéristique».

     

    Comme les cellules iPS pourraient permettre à terme de remplacer les organes malades d'un patient «par de nouveaux organes dérivés des propres cellules en écartant ainsi tout risque de rejet» (ce qui évite par la même occasion «les problèmes éthiques soulevés par l’utilisation de cellules provenant d'embryons humains»), l'étude ici présentée a voulu «identifier de nouveaux régulateurs de la genèse des cellules iPS» en se focalisant «sur les facteurs impactés par les quatre gènes inducteurs au tout début de la reprogrammation».

     

    Elle a ensuite «sélectionné dans cette liste ceux connus pour avoir un rôle dans la mort cellulaire programmée et dont l'expression varie au cours de la reprogrammation», aboutissant, à la sélection à l’issu de ce tri, d'une molécule: la nétrine-1. Cette protéine «sécrétée naturellement par l’organisme» est capable, en particulier, «d’empêcher la mort programmée des cellules».

     

    Comme «dans les premiers jours de la reprogrammation de cellules de souris», la production de nétrine-1 «est fortement réduite», une déficience qui limite l’efficacité du processus, «l’ajout artificiel de nétrine-1» a été testé en vue de «compenser son insuffisance dans les premières étapes de la reprogrammation». Il a été alors constaté que la quantité de cellules iPS produites à partir de cellules de souris devenait «beaucoup plus importante».

     

    De plus, cette constatation a été «retrouvée lors de l’étude des cellules humaines, à partir desquelles quinze fois plus de cellules iPS sont produites grâce à l’addition de nétrine-1». Comme «dans une perspective thérapeutique, il était important de déterminer si ce traitement n'affectait pas la qualité de la reprogrammation cellulaire», plusieurs vérifications ont permis de montrer que «le traitement avec la nétrine-1 ne semble pas avoir d’impact sur la stabilité génomique et la capacité des cellules iPS à se différencier en d’autres tissus».

     

    Après ce succès, cette recherche se poursuit afin «de tester l'effet de la nétrine-1 dans la reprogrammation d’autres types cellulaires» et de «mieux comprendre le mode d'action de cette molécule dans la physiologie des cellules souches».

     

     

     


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