• Botanique: l’analyse de plus de 400 espèces végétales prouve l'existence d'une base génétique commune aux plus intimes des symbioses que les plantes ont développées!____¤202003

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «An ancestral signalling pathway is conserved in intracellular symbioses-forming plant lineages» ont été publiés dans la revue Nature Plants, a permis, grâce à l’analyse de plus de 400 espèces végétales, de découvrir une base génétique commune aux plus intimes des symbioses que les plantes qui vivent sur les terres émergées ont développées avec leur microbiote, des symbioses qui font que certains microbes bénéfiques sont accommodés à l’intérieur même des cellules de la plante hôte.

     

    Relevons tout d'abord qu'il y a 450 millions d’années, «les plantes ont colonisé les terres émergées, entrainant une métamorphose profonde de notre planète et l’évolution d’écosystèmes contenant une biodiversité animale, microbienne et végétale unique».

     

    Aujourd’hui, on pense «que cet évènement de colonisation a été possible entre autre grâce à l’interaction mutuellement bénéfique de ces premières plantes avec certains champignons qui augmentent les capacités de collecte de nutriments et d’eau dans les sols» et il a été observé que «si cette symbiose persiste chez 80% des plantes qui nous entourent», de nombreuses associations symbiotiques «ont évolué chez des plantes aussi variées que le soja et la vanille».

     

    Alors que, depuis plusieurs décennies, l’analyse de deux symbioses végétales «a permis l’identification de plusieurs gènes de plantes impliqués dans la reconnaissance des symbiontes et leur 'hébergement' à l’intérieur de la cellule végétale», les autres symbioses 'intracellulaires' ont été jusqu’ici très peu étudiées. Pourtant, «comprendre ces symbioses et les mécanismes sous-jacents offrent la possibilité de mieux les exploiter en agronomie, ce qui faciliterait la transition vers une agriculture moins dépendante en intrants».

     

    Dans ce contexte, pour mieux comprendre les symbioses végétales en général, l'étude ici présentée a «comparé les génomes de plus de 400 espèces de plantes capable de former une ou plusieurs de ces symbioses 'intracellulaires'». Dans cette ensemble de plantes, il y avait aussi «des espèces qui aujourd'hui n'ont pas la capacité à s’associer avec ces symbiontes».

     

    Au bout du compte, il est apparu que «peu importe la nature de leur symbiose, toutes les espèces symbiotiques possèdent trois gènes clés qui ont été systématiquement perdus chez les espèces 'non-symbiotiques'», ce qui «démontre que la grande diversité de symbioses observée chez les plantes est bâtie sur un socle moléculaire commun».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :