• Botanique: l'analyse des gènes du haricot commun a permis de faire la lumière sur les régions de son génome sélectionnées lors de sa domestication!____¤201406

     

    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Genetics, a permis, grâce à l'analyse des gènes du haricot, de faire la lumière sur les régions du génome sélectionnées lors de sa domestication par l'Homme avec l'objectif d'améliorer les souches modernes.

     

    Le haricot, une plante de la famille des légumineuses, «qui, avec ses différentes variétés, représente la dixième culture au monde», constitue «une source majeure de protéines et de nutriments essentielle dans certains pays», puisqu'il fournit «jusqu’à 15 % des calories et 36 % des protéines quotidiennes dans certaines parties d’Afrique et d’Amérique».

     

    Le haricot commun «a été domestiqué il y a 8.000 ans environ, en deux endroits différents : l’Amérique centrale (actuel Mexique) et l’Amérique du Sud (Andes)», conduisant «à des changements morphologiques : taille des feuilles et des graines, couleur de l’enveloppe de la graine, etc.».

     

    Le haricot est particulièrement intéressant d'un point de vue agricole «en raison de sa capacité à fixer l’azote». En effet, «toutes les plantes ont besoin d’azote pour leur croissance, mais beaucoup de terrains agricoles en manquent, d’où la nécessité d’avoir recours aux engrais».

     

    Ce problème est résolu par la symbiose que les légumineuses créent avec une bactérie fixatrice de l'azote atmosphérique qui est alors «converti en ammonium sans qu’il y ait besoin d’enrichir les sols en engrais».

     

    Pour comprendre l’histoire de la domestication du haricot afin d’améliorer les souches modernes, le génome du haricot commun, Phaseolus vulgaris, a été analysé. Pour cela, 473 millions de paires de bases (Mb) du génome composé de 11 chromosomes ont été assemblées à partir des séquences de 60 plantes sauvages et 100 cultivées.

     

    Il est alors bien apparu qu'il y avait eu deux domestications indépendantes: en effet, «moins de 10 % des 74 Mb impliquées dans la domestication étaient partagées par ces deux grands groupes de plantes domestiquées».

     

    Différents gènes, qui pourraient être utiles pour améliorer les cultures, ont été identifiés comme ceux liés à l’augmentation de la taille des feuilles et des graines ou ceux «associés à la floraison, au métabolisme de l’azote, à la résistance aux maladies, etc.».

     

    De plus, «la comparaison du génome du haricot avec celui du soja, Glycine max, a aussi permis de montrer que le génome du haricot avait évolué plus rapidement que celui du soja», ces deux espèces ayant «divergé de leur ancêtre commun il y a environ 19,2 millions d’années».

     

     


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