• Botanique: le gène responsable du phénomène unique chez les plantes, qui permet au maïs de développer une descendance qui n'a que les caractères de la mère, a été découvert! ____¤201702

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Loss of pollen-specific phospholipase NOT LIKE DAD triggers gynogenesis in maize» ont été publiés dans la revue EMBO Journal, a permis de découvrir le gène responsable du phénomène unique dans le monde végétal exploité depuis des décennies par les sélectionneurs de maïs qui fait que «le pollen d'une plante dite 'inductrice' déclenche, une fois déposé sur l'épi d'une autre plante, le développement d'une descendance qui ne porte que les caractères de la mère».

     

    Rappelons que c'est en 1959, qu'un scientifique américain «découvre une plante de maïs dont le pollen mâle, déposé sur l’épi femelle, déclenche le développement de grains dits haploïdes, comportant uniquement la moitié du matériel génétique, celui de la mère»: en fait, «pour pallier l'absence de l'information génétique du père, les gènes provenant de la mère sont alors dupliqués à l'identique».

     

    Il résulte de ce phénomène que le sélectionneur obtient «des lignées 'pures' en une seule génération, alors que ce processus nécessite normalement plusieurs années». Ces lignées 'pures', chez le maïs, «servent comme parents des hybrides, c'est-à-dire de plantes possédant des caractères d’intérêt agronomique sélectionnés, et de performance supérieure aux deux plantes parents».

     

    L'étude ici présentée a «permis d’identifier un gène majeur responsable de l’induction de plantes haploïdes», qui a été baptisé 'Not Like Dad' (en français 'pas comme papa' car «l'information génétique du père ne se retrouve pas dans la descendance»). Cette travail, «fruit de 8 années de recherche», découle du «séquençage du génome du maïs en 2009» et a été rendu possible par «le développement de techniques notamment dans le champ de la génomique».

     

    Comme «l'induction d’haploïdie est un outil puissant de sélection, qui chez des espèces autres que le maïs, nécessite des systèmes de culture in vitro assez laborieux et coûteux», cette étude «ouvre des pistes pour l’application à d’autres plantes, incluant des espèces -comme le tournesol- réfractaires à l'induction par culture in vitro».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :