• Climatologie: des modèles climatiques indiquent que d'ici la fin du siècle les variations saisonnières de l'acidité des océans (pH) seront plus marquées qu'aujourd'hui!____¤201802

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Diverging seasonal extremes for ocean acidification during the twenty-first century» ont été publiés dans la revue Nature Climate Change, révèle que d'ici la fin du siècle les variations saisonnières de l'acidité des océans (pH) seront plus marquées qu'aujourd'hui, pouvant même être multipliées par deux.

     

    Plus précisément, «neuf modèles climatiques globaux, dont deux français, établissent que les variations d’acidité entre été et hiver devraient augmenter dans toutes les régions océaniques au cours du siècle à venir»: ainsi, «dans les régions tropicales et subtropicales, les organismes marins sont exposés pendant l’été à un surcroît d'acidité associé à la hausse estivale des températures», tandis que «dans les régions océaniques plus froides, les variations sont inversées, les mécanismes dominants étant la photosynthèse l’été (puits de CO2) et la dégradation de la matière organique l’hiver (source de CO2)».

     

    Cette étude a confronté les simulations réalisées des variations saisonnières de l’acidité de l’océan «aux mesures des fluctuations quotidiennes (jour-nuit) de pH d’un réservoir d’eau de mer représentatif». Pour cette confrontation, ont été exploités «des mesures de pH effectuées en continu sur deux sites marins voisins de la baie de Naples, l’un représentant l’océan actuel et l'autre celui attendu en 2100, le bouillonnement volcanique y augmentant localement le CO2 dissous». Il est alors apparu que «la différence jour-nuit de l'acidité du site perturbé est environ le double de celle du site de référence, en accord avec les simulations».

     

     

    En outre, ces modèles ont «permis de réaliser des projections sur un indicateur de 'calcification', le processus par lequel les coraux et les organismes à coquille produisent leur matériel squelettique. Alors que, jusqu'ici, on estimait que «cette variabilité saisonnière favorisait la capacité d’adaptation des organismes aux changements à plus long terme, notamment la hausse de l’acidité causée par l’augmentation du CO2 dissous, associée au réchauffement climatique», les projections réalisées montrent que les conditions estivales pourraient finalement devenir moins propices à la formation des coraux et des coquilles carbonatées dans la majeure partie des océans». En raison de ces éléments, la saisonnalité du pH devra désormais être mieux prise en compte dans les modèles climatiques.

     

     

     


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