• Climatologie: l'analyse des différentes méthodes de mesure du déséquilibre énergétique de la Terre permet de pointer l’approche qu’il convient de favoriser à l’avenir!____¤201602

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «An imperative to monitor Earth's energy imbalance» ont été publiés dans la revue Nature Climate Change, a permis, grâce à l'analyse des différentes méthodes de mesure du déséquilibre énergétique de la Terre, de déterminer l’approche, la plus prometteuse en termes de précision, qu’il convient de favoriser à l’avenir.

     

    Indiquons tout d'abord que cette recherche est partie de l'idée que le changement climatique, qui se traduit par la fonte des glaces ou la hausse du niveau marin est lié à un déséquilibre énergétique de la planète qui découle d'une accumulation de chaleur dans le système climatique de la Terre, la perturbation majeure à l’œuvre aujourd’hui étant «le changement de composition de l’atmosphère dû aux émissions de gaz à effet de serre par les activités humaines».

     


    Actuellement, «l’amélioration depuis 2-3 décennies des performances des différents systèmes d’observation spatiaux et in situ ainsi que de la modélisation du climat», qui «a permis de quantifier ce déséquilibre énergétique, ou excès de chaleur, avec une précision sans cesse croissante», conduisent à «estimer que 93 % de l’excès de chaleur est stocké dans l’océan», les 7% restants «servant à réchauffer l’atmosphère et les surfaces continentales ainsi qu’à faire fondre les glaces (banquise, glaciers et calottes polaires)».

     

    De ce fait, l'étude ici présentée, après avoir passé en revue «les différentes méthodes permettant d’accéder à ce paramètre fondamental et aux incertitudes associées», propose «une série de recommandations destinées à améliorer la connaissance de ce phénomène»: en particulier, elle fait apparaître «que l’approche la plus prometteuse en termes de précision est l’analyse combinée des mesures du contenu thermique total de l’océan et du bilan énergétique net au sommet de l’atmosphère».

     

    Comme, aujourd’hui, le contenu thermique de l’océan est accessible seulement pour les 2 000 premiers mètres de l’océan à l'aide du système international de flotteurs automatiques Argo, elle recommande fortement d'y ajouter «un système Argo 'profond' donnant la température de l’océan sur toute la colonne d’eau». Il est également vivement souhaité, en parallèle, «le développement de senseurs spatiaux permettant la mesure absolue, et pas seulement les variations au cours du temps, du flux d’énergie net au sommet de l’atmosphère».

     

     

     


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