• Climatologie: la distribution tridimensionnelle, à l’échelle journalière, de poussières désertiques dans l’atmosphère a été estimée à l’aide des seules données spatiales!____¤201507

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Three-dimensional distribution of a major desert dust outbreak over East Asia in March 2008 derived from IASI satellite observations» ont été publiés dans la revue Journal of Geophysical Research: Atmospheres, a permis, pour la première fois, d'estimer, grâce à une nouvelle méthode, la distribution tridimensionnelle de poussières désertiques dans l’atmosphère au-dessus des continents et des mers, à l’échelle journalière et de manière continue, uniquement à l’aide des données spatiales.

     

    Notons tout d'abord que la distribution tridimensionnelle des poussières désertiques dans l’atmosphère est une composante majeure du climat et de l’environnement, car «les couches de poussières modifient les bilans radiatifs et chimiques, la stabilité atmosphérique et les propriétés des nuages en fonction de l’altitude à laquelle elles sont transportées».


    Si, depuis plusieurs années, «la télédétection spatiale joue un rôle clé dans la caractérisation de l’évolution spatio-temporelle des poussières désertiques», jusqu'ici «elle ne permettait de décrire à l’échelle journalière que leur distribution 2D sur l’horizontale ou leur répartition verticale mais avec une représentativité horizontale limitée».

     

    En particulier, «les profils verticaux de poussières obtenus grâce au lidar spatial CALIOP ne sont mesurés que sous les traces du satellite (deux traces successives étant séparées d’environ 2000 km aux latitudes moyennes)» tandis que, jusqu’à présent, les «profils déduits des mesures des sondeurs dans l’infrarouge thermique» ne restituaient «que les structures des panaches de poussières situés au-dessus de la mer».


    La nouvelle approche développée dans le cadre de l'étude ici présentée, appelée AEROIASI car elle utilise «les mesures du sondeur IASI dans l’infrarouge thermique», permet d’observer la distribution 3D des poussières au-dessus de toutes les surfaces, en restituant «le profil vertical du coefficient d’extinction des poussières à 10 μm», pour «chaque pixel non-nuageux du sondeur IASI dans l’infrarouge thermique (distants horizontalement de 25 km au nadir), au-dessus aussi bien des continents que des mers, de jour et de nuit».

     

    Plus précisément, l'information sur la répartition verticale des poussières «est déduite de leur émission de rayonnement thermique, qui dépend directement de leur température et donc de l’altitude des couches atmosphériques dans lesquelles elles sont situées». De plus, cette approche est auto-adaptative «ce qui lui permet d’être fonctionnelle quels que soient la température de la surface terrestre, les conditions météorologiques et le contenu en poussières de l’atmosphère».


    Concrètement, «AEROIASI a permis de décrire avec un détail sans précèdent la distribution tridimensionnelle d’un épisode majeur de transport de poussières désertiques issues des déserts de Gobi et du nord de la Chine au début de mars 2008».

     

    En conséquence, cette nouvelle méthode va désormais «permettre d’améliorer notre connaissance sur le cycle de vie des poussières désertiques, les processus physiques qui l’affectent et l’impact des poussières sur l’environnement et le climat».

     

     

     


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