• Climatologie: mille ans d’évolution de la circulation atmosphérique autour de l’océan Atlantique Nord ont été décryptés avec une finesse jamais atteinte!____¤201507

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «A model-tested North Atlantic Oscillation reconstruction for the past millennium» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de décrypter, avec une finesse jamais atteinte, mille ans d’évolution de la circulation atmosphérique autour de l’océan Atlantique Nord.

     

    Rappelons tout d'abord que les variations de cette circulation, appelées Oscillation Nord Atlantique, «définissent les changements de pression entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande, impactant le climat de l’hémisphère nord, en particulier le climat hivernal de l’Europe».

     

    En vue d'anticiper les conditions climatiques hivernales de l’Europe (précipitations, températures…), «de nombreux travaux sont en cours pour prévoir l’Oscillation Nord Atlantique (NAO), d’une saison à l’autre», mais pour envisager «la possibilité d'une prévision de la NAO sur une dizaine d’années, il est essentiel d’étudier sa variabilité passée à plus long terme (millénaire)».

     

    Cependant, alors que les variations de la NAO sont «bien renseignées depuis le début du XIXe siècle», elles «ne peuvent qu’être estimées à partir de mesures indirectes sur la période du dernier millénaire».

     

    Pour expliquer «des conditions climatiques douces de l’Europe centrale et de l’Europe du nord pendant la période médiévale», une première étude suggérait qu'à ce moment-là, «la NAO était 'bloquée' en phase positive» (autrement dit «la différence de pression atmosphérique entre les Açores et l’Islande était toujours plus forte que la moyenne») de sorte que les tempêtes hivernales étaient «dirigées vers le centre et le nord de l'Europe, où les hivers sont alors doux et humides, tandis que les hivers du sud de l'Europe et du Groenland sont plus froids et secs».

     

    Afin d'élaborer «une nouvelle estimation des variations de la NAO au cours du dernier millénaire, avec une résolution plus fine (année par année)», l'étude ici présentée a «pris en compte 48 enregistrements climatiques, issus d'archives naturelles autour de l'océan Atlantique» et a utilisé «une nouvelle approche statistique» pour évaluer la fiabilité de son estimation.

     

    Appliquée «à six simulations du climat du dernier millénaire», cette méthode a fait apparaître «que la combinaison de différents enregistrements climatiques provenant de différentes régions (et en particulier l’utilisation des carottes de glace du Groenland) permet d’estimer de manière plus fiable la NAO».

     

    En outre, une «réponse quasi-systématique de la NAO après les éruptions volcaniques majeures» a été identifiée, puisque «deux ans après chacune des onze éruptions les mieux connues du dernier millénaire, la NAO devient presque systématiquement positive» (un phénomène observé, pour la première fois «après l'éruption du volcan Pinatubo, en 1991»).

     

    Ainsi «bien que ce mécanisme ne soit pas encore complètement compris», une piste a été trouvée «pour prévoir les conséquences d’une éruption volcanique majeure sur le climat européen en hiver».

     

     


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