• Climatologie: un éclair sur 300 serait un superéclair, autrement dit un éclair d'une intensité optique exceptionnelle, se produisant au cœur des orages les plus puissants!____¤202011

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «GLM Observations of the Brightest Lightning in the Americas» ont été publiés dans la revue Journal of Geophysical Research, a permis d'établir qu'un éclair sur 300 serait un superéclair, autrement dit un éclair d'une intensité optique exceptionnelle, les superéclairs se produisant généralement au cœur des orages les plus puissants, que l'on observe au-dessus des plaines américaines.

     

    Relevons tout d'abord que les superéclairs, «dont la luminosité est plus de 100 fois supérieure à celle des éclairs normaux», ont été «identifiés pour la première fois en 1977 par les satellites Vela». Ils «sont assez difficiles à décrire car les mesures de luminosité varient selon les instruments optiques ou satellites utilisés». En outre, «la foudre est souvent observée par les capteurs à travers une épaisse couche de nuages, ce qui réduit leur luminosité».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée a «analysé les données provenant des satellites météorologiques GOES, qui scrutent l'Amérique du Nord et du Sud en haute résolution», ces satellites étant «équipés d'un appareil appelé Geostationary Lightning Mapper (GLM), qui cartographie la foudre depuis l'espace» de sorte qu'il est «possible de détecter les éclairs intra-nuage et nuage-à-nuage, dont beaucoup ne sont pas captés par la plupart des réseaux terrestres de détection de la foudre».

     

    En fait, «la puissance optique d'un éclair, ou sa luminosité, est le produit de sa taille et de son courant». Cependant, «il n'est pas évident de déduire la puissance exacte d'un coup de foudre à partir de sa luminosité ou vice versa». Par ailleurs, «le GML ne capte que les éclairs le plus longs en durée, ce qui signifie que les événements de moins de deux millièmes de seconde sont souvent manqués». De plus, «l'angle de vue du satellite est susceptible de modifier la luminosité (un éclair en bordure de nuage va par exemple paraître plus lumineux qu'un éclair à l'intérieur d'un nuage)».

     

    Cette étude a, «en passant en revue les données du GML entre janvier 2018 et janvier 2020», détecté «600 millions de coups de foudre dont deux millions considérés comme des superéclairs, soit 0,32 % du total» dont «certains atteignent même une luminosité 1.000 fois supérieure à la moyenne».

     

    Concrètement, «ces éclairs se trouvent dans les orages les plus puissants, qui se produisent uniquement dans quelques régions du monde, à savoir les plaines du centre des États-Unis, le bassin de La Plata en Amérique du Sud, le nord de l'Argentine et le sud-est du Brésil», les tempêtes résultant de «systèmes convectifs de méso-échelle», qui «s'étendent souvent sur des centaines de kilomètres, provoquent du tonnerre, des éclairs et de la pluie pendant des heures».

     

    Néanmoins, il est «possible que ces éclairs se produisent dans d'autres régions du monde où se produisent ces systèmes convectifs, mais qui ne sont pas aussi bien couverts par les satellites, comme dans l'océan Pacifique entre la péninsule coréenne et le Japon».

     




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