• Cosmologie: le Dipole Repeller, une immense région vide, exerce une force de répulsion sur la Voie lactée qui cause son déplacement à 630 km/s!____¤201702

    Une étude, dont les résultats intitulés «The Dipole Repeller» sont publiés dans la revue Nature Astronomy, a permis d'établir que le Dipole Repeller, une immense région vide, exerce une force de répulsion sur la Voie lactée qui cause son déplacement à 630 km/s.

     

    Rappelons tout d'abord que pour expliquer «ce mouvement de notre galaxie (et de sa compagne, la galaxie d’Andromède)», connu depuis 40 ans, le première hypothèse avancée historiquement a été de suspecter «un excès de galaxies situées dans la direction générale de notre mouvement», baptisé le Grand Attracteur («une région d'une demi-douzaine d’amas riches en galaxies à une distance de 150 millions d'années-lumière de nous»).

     

    Ensuite, «l'attention a été portée sur une entité plus importante, toujours dans la même ligne de visée et directement derrière le Grand Attracteur : la Concentration d’amas de galaxies de Shapley, située à 600 millions d'années-lumière de nous». Cependant, au fil du temps, «le débat s’est enlisé sur l'importance relative de ces deux attracteurs, ceux-ci ne suffisant pas pour expliquer notre mouvement, d’autant qu’il ne pointe pas exactement dans la direction de Shapley comme cela devrait être le cas».

     

    C'est alors qu'une nouvelle hypothèse a été proposée pour élucider cette énigme: celle «d’une région sous-dense, un 'vide' extragalactique». En vue de confirmer son existence, l'étude ici présentée a entrepris «au lieu de regarder la répartition de la partie immergée de la masse (celle qui est visible : les galaxies), de cartographier en trois dimensions les mouvements de toute la matière (matière visible, dite aussi baryonique, et matière invisible, dite noire ou plus justement : transparente)».

     

    En fait, le mouvement de la Voie lactée est détecté «grâce au rayonnement micro-onde émis il y a plus de 13 milliards d’années» car, comme «cette lumière nous parvient de toutes les directions», en raison de notre déplacement «on l’observe avec un décalage spectral vers le bleu dans la direction de notre mouvement et un décalage spectral vers le rouge dans la direction opposée»: on peut ainsi déduire de cet effet dipolaire que notre vitesse est de 630 km/sec.

     

    L'étude a permis d'identifier, «en analysant les champs de vitesse de milliers de galaxies peuplant notre univers local», le déplacement de 'fleuves de matière', comme ceux qui parcourent Laniakea, «notre superamas de galaxies découvert en 2014 par la même équipe». Ces fleuves sont issus «de la distribution de la masse totale, qui s’éloigne des régions vides et se dirige vers les régions de plus haute densité».

     

    Il est ainsi apparu «qu’à l’emplacement de notre galaxie les forces répulsives et attractives provenant d’entités lointaines sont d'importances comparables» et «que les influences majeures qui sont à l’origine de notre mouvement sont l'attracteur Shapley et une vaste région de vide (c’est-à-dire dépourvue de matière visible et invisible), précédemment non identifiée», qui a été dénommée le Dipole Repeller car elle explique l’origine du dipôle «observé dans le rayonnement du fond diffus cosmologique, un ingrédient essentiel du modèle de standard de la cosmologie».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :