• Ecologie: dans les milieux d'altitude des zones tempérées, les abeilles laissent la place aux diptères, en particulier aux Empidinae, pour visiter les fleurs!____¤201411

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Are empidine dance flies major flower visitors in alpine environments? A case study in the Alps, France» ont été publiés dans la revue Biology Letters, a permis de mettre en évidence que, «dans les milieux d'altitude des zones tempérées, les abeilles laissent la place aux diptères en tant que principaux visiteurs de fleurs», les plus actifs étant les Empidinae, car «plus de la moitié des plantes échantillonnées sont principalement visitées par ces insectes, qui s'avèrent donc être un élément-clé du fonctionnement des écosystèmes alpins».

     

    Si les abeilles et les bourdons (hyménoptères) «sont les principaux pollinisateurs des plantes à fleurs, aussi bien cultivées que sauvages», très souvent ils sont «accompagnés, voire remplacés, par une cohorte de pollinisateurs dits secondaires tels que des diptères, coléoptères et lépidoptères».

     

    L'étude ici présentée a cherché à identifier les pollinisateurs secondaires des plantes «dans une prairie subalpine du parc national du Mercantour», un milieu «où les abeilles sont naturellement moins abondantes».

     

    Pour cela, «la fréquence des visites de 19 plantes à fleurs par les différents groupes d'insectes a été évaluée pour construire le réseau plantes – visiteurs et déterminer les principaux visiteurs pour chacune d'elles».

     

    Il est alors apparu que «23 % seulement de ces visiteurs sont des hyménoptères contre 62 % pour les diptères» et que «plus de la moitié des visites de diptères sont dues à un seul et même groupe, celui des Empidinae». Par comparaison aux seuls abeilles et bourdons, les Empidinae «sont les principaux visiteurs de 10 des 19 plantes étudiées» contre seulement quatre pour les abeilles et les bourdons.

     

    Le groupe des Empidinae, dont «pas loin d'une centaine d'espèces a été répertoriée durant l'Inventaire Biologique Généralisé réalisé dans le parc national du Mercantour», comptent «environ 2000 espèces et ont colonisé toutes les zones tempérées ou froides de la planète (hémisphère Nord, Patagonie, Afrique du Sud, Australie du Sud-Ouest et du Sud-Est, Tasmanie comprise, Nouvelle-Zélande) et la plupart des massifs montagneux, y compris ceux des zones tropicales».

     

    Comme, dans le cadre de cette étude, «vingt-deux espèces ont été observées butinant sur le site» du Parc, ces observations suggèrent que les Empidinae, qui constituent «une composante majeure de l'entomofaune d'altitude», doivent être considéré comme «un élément-clé du fonctionnement des écosystèmes alpins» en raison de leur impact pollinisateur.

     

     


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