• Génétique: ARHGAP11B a été identifié comme étant l’un des gènes responsables de l’expansion du cortex cérébral humain!____¤201503

    Une étude, dont les résultats intitulés «Human-specific gene ARHGAP11B promotes basal progenitor amplification and neocortex expansion» ont été publiés dans la revue Science, a permis d'identifier l’un des gènes responsables de l’expansion du cortex cérébral humain, la couche externe du cerveau, impliquée dans de multiples fonctions cognitives supérieures.

     

    Notre cortex, qui «ne mesure que deux à quatre millimètres d’épaisseur», occupe une surface si importante «qu’il doit se replier dans tous les sens pour tenir dans la boîte crânienne»; c'est la raison pour laquelle notre encéphale présente cet aspect plissé.


    Alors qu'on sait déjà qu'un gène comme ASPM influe globalement sur la taille du cerveau humain, l'étude ici présentée a cherché plus spécifiquement à découvrir des gènes, propres à l’espèce humaine, responsables de l’expansion du cortex.

     

    Leur expression été analysée autour du quatrième mois de grossesse, qui est un moment clé de la maturation du fœtus», en fait «un véritable big-bang cérébral» au cours duquel se forment «plus de 3000 nouveaux neurones par seconde».

    Il a ainsi été observé qu'à ce moment-là, le gène ARHGAP11B, qui était «également présent chez l’homme de Néandertal» et serait «apparu peu après la divergence avec les chimpanzés», s'exprimait «dans des cellules cérébrales dites progénitrices, ancêtres des neurones».

     

    Aussi, pour prouver que le gène ARHGAP11B est «impliqué dans l’explosion cérébrale constatée au cours du développement du fœtus», il a été transplanté chez la souris.

     

    Il s'est alors bien exprimé à un stade équivalent du développement de ce rongeur et «qu’il décuplait la multiplication des cellules progénitrices, entraînant une augmentation de la densité neuronale et une expansion du cortex» de sorte que «celui-ci, habituellement lisse chez la souris, commençait même à former des plis».


    Pour l'instant, rien ne permet d'affirmer que ce gène a conféré à ces animaux des capacités cognitives supérieures. D'ailleurs, si l'on considère uniquement le facteur de la densité neuronale, il semble que, si «le cerveau des primates a bien plus de neurones par unité de volume que celui des cétacés, comme les dauphins et les baleines», en moyenne, les primates ne sont pas plus intelligents que les cétacés.

     

     


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