• Génétique: le rôle d'acteurs épigénétiques qui opèrent dans la transdifférenciation a été mis en lumière sur un modèle animal!____¤201408

     

    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Science, a permis d'identifier le rôle d'acteurs épigénétiques (capables de moduler l'expression des gènes) qui opèrent dans la transdifférenciation, un «processus, par lequel certaines cellules perdent leurs caractéristiques et acquièrent une nouvelle identité».

    Les cellules différenciées de notre organisme ont acquis leurs caractéristiques au cours du développement pour remplir «une fonction précise au sein de chaque organe».

    Si ces cellules maintiennent, en règle générale, leur spécificité jusqu'à leur mort, il a été prouvé que quelques unes «peuvent changer d'état et acquérir de nouvelles fonctions, un phénomène rare mais retrouvé dans de nombreuses espèces dit de 'transdifférenciation'».

    L'étude, ici présentée, s'est penchée sur ce processus à l’œuvre chez un petit ver transparent, C. elegans, «où une cellule rectale se transforme naturellement en moto-neurone»: il faut souligner que «ce passage d'un type cellulaire à un autre se fait sans division cellulaire et par une succession d'étapes bien définies qui aboutissent toujours au même résultat».

    Après avoir «élucidé le rôle de plusieurs facteurs de transcription dans cette transdifférenciation» lors de travaux précédent, les auteurs de cette recherche «se sont intéressés aux facteurs qui rendent le processus de conversion aussi stable».

    Il est apparu que deux complexes protéiques agissent sur une histone à des étapes différentes car «lorsqu'une mutation altère leur action, la transdifférenciation est interrompue et la cellule rectale ne se transforme plus en neurone». Leur rôle peut d'ailleurs «évoluer en fonction des facteurs de transcription auxquels ils sont associés».

    Cette recherche a conduit à mettre en évidence «les rôles respectifs de chacun des acteurs de la transdifférenciation», l'initiation et le déroulement étant «assurés par les facteurs de transcription alors que les facteurs épigénétiques servent à garantir un résultat invariable».

    En effet, dans des conditions 'normales', «les facteurs épigénétiques sont accessoires (même en leur absence la conversion se déroule relativement efficacement)» mais ils deviennent «indispensables en cas de stress environnemental». Ils maximisent donc l'efficacité du mécanisme et assurent «sa stabilité face aux variations extérieures».

    Ainsi, le processus analysé, qui «pourrait être impliqué dans la régénération d'organes observée chez certains organismes, comme le triton capable de reconstruire le cristallin de son œil après une blessure», devrait constituer «une piste prometteuse pour la médecine régénérative».

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :