• Génétique: presque la moitié des gènes vitaux de la levure peuvent être remplacés par leur équivalent humain!____¤201506

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Systematic humanization of yeast genes reveals conserved functions and genetic modularity» ont été publiés dans la revue Science, a permis de mettre en évidence que presque la moitié (47%) des gènes vitaux de la levure peuvent être remplacés par leur équivalent humain.

     

    Pour le montrer, l'étude ici présentée a, dans un premier temps, identifié 414 gènes chez les levures, qui sont «impliqués dans des fonctions vitales telles que l'élimination des déchets, le transit des protéines à travers la membrane ou la fabrication d'énergie». Dans un second temps, ces gènes vitaux ont été désactivés un par un, puis remplacés par leur équivalent chez l'homme.

     

    Mises en culture, ces levures génétiquement modifiées ont fait apparaître que, «pour près d'un gène sur deux», elles «s'accommodent parfaitement d'une séquence génétique humaine», ce qui confirme que, «bien que des milliards d'années d'évolution nous séparent de ces organismes unicellulaires», notre patrimoine génétique est bien hérité, pour une bonne partie, d'un ancêtre commun.

     

    Cette compatibilité est «d'autant plus surprenante que les gènes humains codant pour une même fonction biologique chez la levure sont parfois différents dans leur longueur». Ceci souligne que «la similarité des séquences génétiques ou la quantité de protéines produites par la transcription de cet ADN n'est pas un bon indicateur du fait qu'un gène humain va pouvoir se substituer au gène original de la levure», car, en fait, l'interchangeabilité dépend de la capacité des groupes de gènes à travailler ou non ensemble, puisque souvent «plusieurs gènes interviennent dans l'accomplissement d'une même fonction biologique».

     

    Il résulte de cette remarque, que «si l'un des gènes de ce groupe est remplaçable par son équivalent humain, alors tous les autres gènes participant à la même fonction auront également tendance à être eux aussi remplacés par leur version humaine»: par exemple, il en est ainsi «de la voie métabolique responsable de la fabrication des stérols (le cholestérol par exemple)». Par contre, «l'inverse n'est pas vrai» puisque la 'greffe' de gènes humains n'a pas pris sur les gènes «impliqués dans l'initiation de la réplication de l'ADN».

     

    Cette étude, qui «apporte de précieuses informations en matière de génétique évolutive», représente «une approche intéressante pour comprendre certaines maladies génétiques et leur trouver de nouvelles voies de traitement».

     

    De ce fait, après les presque 200 gènes vitaux identifiés comme interchangeables avec l'homme, cette recherche va être étendue «à l'ensemble du patrimoine génétique de la levure», car il pourrait y avoir «un bon millier de gènes interchangeables entre nos deux espèces».

     

     


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