• Géochronologie: les chronomètres géologiques que sont certains minéraux comme la monazite nécessitent de procéder à des mesures nanométriques pour être précis!____¤201605

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Partial resetting of the U-Th-Pb systems in experimentally altered monazite: Nanoscale evidence of incomplete replacement» ont été publiés dans la revue Geology, a permis de démontrer la nécessité de procéder à des mesures nanométriques dans les chronomètres géologiques que sont certains minéraux comme la monazite *, pour identifier et dater correctement les différentes étapes de cristallisations ou d’altération.

     

    Rappelons tout d'abord que «la datation in-situ a bouleversé la géochronologie en permettant de dater et distinguer les épisodes géologiques enregistrés par une roche à partir de la datation d’un cristal» et que «la monazite (phosphate d’éléments de terres rares) est l’un des minéraux le plus utilisé pour la datation in-situ.

     

    En l'occurrence, la monazite, qui cristallise dans des conditions géologiques très diverses (diagénétiques, métamorphiques, magmatiques et hydrothermales)», enregistre et accumule «les informations à partir du début de sa cristallisation (âge zéro) et les conserve tant qu’il n’est pas affecté par un nouvel épisode de cristallisation qui remettra ses 'pendules' à l’heure en remettant son chronomètre à zéro».

     

    Il en résulte qu'à chaque évènement correspondra «un domaine de composition et d’âge différent, si bien sûr le cristal n’est pas entièrement dissout lors d’un de ces épisodes». En observant alors, les différentes zones, «grâce aux techniques de microscopie électronique (Back-Scattered Electron, BSE)», en théorie, leur datation in-situ «permet d’obtenir les âges successifs de cristallisation».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée a démontré, en «combinant expériences hydrothermales (300-600°C, 2kbar, fluides NaOH) et analyses de pointe jusqu’à l’échelle nanométrique», que «l’échelle micrométrique, atteinte par les techniques de datation in-situ utilisées actuellement (Microsonde électronique-EPMA et Ablation Laser couplée à un spectromètre de masse-LA-ICP-MS), pourrait se révéler encore insuffisante pour obtenir des âges ayant une signification géologique».

     

    Cette révélation «a des implications très importantes en géochronologie», car en proposant «une nouvelle explication à certaines perturbations des systèmes chronométriques», elle va «permettre de mieux appréhender certains âges obtenus dans des minéraux montrant des zonations complexes» en solutionnant cette difficulté «par un couplage étroit entre mesures d’âges in situ et caractérisations à l’échelle nanométrique».

     

     

    Liens externes complémentaires (sources Wikipedia)

    Monazite

     

     


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