• Géologie: une dépression de 250 km de large, au nord-ouest des îles Malouines, pourrait être le bassin d'impact d'un astéroïde tombé il y a entre 270 et 250 millions d'années!____¤201705

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Geophysical evidence for a large impact structure on the Falkland (Malvinas) Plateau» ont été publiés dans la revue Terra Nova, laisse penser qu'une dépression circulaire d'environ 250 km de large, ensevelie sous des sédiments au nord-ouest des îles Malouines, pourrait être le bassin d'impact d'un astéroïde tombé il y a entre 270 et 250 millions d'années.

     

    Indiquons tout d'abord que l'un des auteurs de cette étude, le professeur Michael Rampino, de l'université de New York, «fut le premier, en 1992, à s'intéresser à cette structure» qui pose la question de savoir si la chute de cet astéroîde (si elle est confirmée) a pu provoquer la Grande extinction de la fin du Paléozoïque au cours de laquelle «75 % des animaux terrestres et 96 % de la vie marine furent anéantis».

     

    Elle aurait pu également «déclencher les éruptions des trapps de Sibérie, situées aux antipodes (des chercheurs ont émis l'hypothèse d'un impact dans l'hémisphère sud, peut-être en Australie)»: d'ailleurs, «un scénario similaire est parfois évoqué pour expliquer la disparition des dinosaures, plus récemment, il y a environ 66 millions d'années: le choc de l'astéroïde aurait réveillé les trapps du Deccan».

     

    Pour l'instant, il a été établi que le site au nord-ouest des îles Malouines présente «une structure d'anneaux multiples comme dans le cratère d’impact de Chicxulub, dans la péninsule du Yucatán». D'autres points communs ont été répertoriés, comme des anomalies gravifiques et magnétiques «qui pourraient trahir une grande variété de roches, 'typiques d'une grande structure résultant d'un impact.

     

    Cependant, il est trop tôt pour établir le lien entre «la terrible extinction du Permien-Trias survenue il y a environ 252 millions d'années» et ce bassin d'impact éventuel, car «il manque des traces, par exemple de quartz choqué ou d'iridium, qui ne manquent pas pour l'impact de la fin du Crétacé».

     

    En fin de compte, l'étude préconise «de réaliser à l'avenir des forages pour préciser la date de sa formation, encore incertaine, et obtenir des informations confirmant ou infirmant sa nature». En tout cas, «si ce site d'impact est confirmé, ce serait l'une des plus importantes structures de ce type connues sur Terre».

     

     


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