• Géophysique: la composition isotopique des gaz crachés par les arcs volcaniques incite à revoir les bilans du cycle du carbone liés au volcanisme de la tectonique des plaques!____¤201707

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Remobilization of crustal carbon may dominate volcanic arc emissions» ont été publiés dans la revue Science, laisse penser, à partir de l'analyse de la composition isotopique des gaz crachés par les arcs volcaniques, qu'il faut revoir les bilans du cycle du carbone liés à la tectonique des plaques et à son volcanisme.

     

    Soulignons tout d'abord que «le cycle du carbone est probablement le plus important cycle géochimique pour la vie sur Terre, à égalité avec le cycle de l'eau». Pour comprendre l'origine de ce cycle à grande échelle, il faut savoir, d'une part, que les volcans émettent du gaz carbonique (CO2) et, donc, peuvent provoquer un effet de serre si la quantité de gaz injecté dans l'atmosphère devient trop élevée» et, d'autre part, que «ce gaz carbonique peut se trouver dissous dans l'océan, ce qui contribue à le retirer de l'atmosphère» et qu'il «peut même s'y retrouver piégé sous forme de carbonates».

     

    De son côté, la tectonique des plaques, qui «conduit à l'enfouissement par subduction des plaques océaniques contenant des sédiments», injecte du carbone dans le manteau, «celui-ci pouvant ressortir un jour par les volcans». De ce fait, «pour comprendre le climat passé de la Terre, et donc son évolution et celle de la biosphère, il est nécessaire de bien comprendre le rôle du volcanisme et de la tectonique des plaques dans le cycle du carbone».

     

    Pour sa part, l'étude ici présentée s'est intéressée «aux isotopes de l'hélium et du carbone trouvés dans les gaz volcaniques», car «leurs rapports d'abondance sont de bons indicateurs de l'origine et de la provenance du gaz carbonique» puisqu'ils «permettent de savoir s'il s'agit d'une source organique ou inorganique et à quelle profondeur celle-ci se situe».

     

    Ce travail se base «sur les données accumulées dans la littérature scientifique concernant les arcs volcaniques», qui sont «des séries de volcans alignés sous forme d'arcs» prenant naissance «quand une plaque océanique plonge sous une autre plaque». Une analyse 'correcte' de ces données semble faire apparaître «que le carbone libéré par les arcs volcaniques, qui sont très actifs» est «en grande partie du carbone provenant de calcaires qui n'ont pas été injectés dans le manteau mais qui ont été fondus dans, ou sur, la croûte par des remontées de magma».

     

    Il en résulte qu'une partie du cycle du carbone conduirait celui-ci «à s'accumuler dans le manteau». Cependant, «cette conclusion ne vaut que pour le régime de tectonique des plaques actuel, où il existe beaucoup de zones de subduction»: en effet, «lorsque des supercontinents se brisent, l'activité volcanique est copieuse mais sous forme d'arcs volcaniques continentaux, dont on a des raisons de penser qu'ils sont alimentés par du magma venant des profondeurs du manteau».

     

    En tout cas, «le bilan du cycle du carbone lié aux volcans, «tout comme son influence sur le climat et la biosphère», doit être révisé, puisqu'il «doit probablement varier en fonction du ballet des continents d'une façon qui n'avait pas encore été envisagée jusqu'ici».

     

     


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