• Géophysique: la LVL (pour low-velocity layer) pourrait être la source d'un liquide riche en eau qui remonterait vers la surface de la Terre! ____¤202206

     

    Une étude, dont les résultats intitulés "Mantle rain toward the Earth's surface: A model for the internal cycle of water" ont été publiés dans la revue Physics of the Earth and Planetary Interiors, a abouti à proposer que la LVL (pour low-velocity layer), la fine couche partiellement fondue au-dessus de la discontinuité sismique à 410 km de profondeur, soit la source d'un liquide riche en eau qui remonterait vers la surface de la Terre, un modèle qui "permettrait d'équilibrer le cycle interne de l'eau".

     

    Relevons tout d'abord que "de l'eau est continuellement injectée dans le manteau aux zones de subduction par l'intermédiaire de minéraux hydratés". Comme "le flux d'hydrogène qui parvient effectivement dans le manteau profond n'est pas contraint très précisément, mais il pourrait correspondre au volume total des océans à la surface de la Terre tous les 2 à 5 milliards d'années", tandis que "la quantité d'eau extraite du manteau aux rides océaniques est 3 à 8 fois plus faible selon les estimations, alors qu'il "s’agit de la source principale reconnue d'eau du manteau, cela pose le problème de la continuité du cycle interne de l'eau".

     

    Dans ce contexte, comme "la zone hydratée la mieux connue par la sismologie" se trouve être la LVL, l'étude ici présentée, à l'inverse d'études antérieures qui avaient "proposé que la LVL intervienne dans le cycle interne de l'eau comme un puits qui retiendrait indéfiniment l'eau subduite et transférée à la zone de transition", propose que la LVL soit "la source d'un liquide riche en eau qui remontrait vers la surface de la Terre".

     

    Ce modèle en équilibrant le cycle interne de l'eau, offrirait alors "une parfaite équivalence entre le flux d'eau pénétrant le manteau aux zones de subduction, l'eau impliquée dans la formation du liquide dans la LVL, et la quantité d'eau présente dans le liquide remontant continuellement dans le manteau supérieur". Au bout du compte, "ce nouveau cycle interne permet d'affiner le bilan interne en eau au cours des temps géologiques", car "la saturation en eau des phases minérales mises en jeu dépend de la température dans le manteau".

     

    Concrètement, "le manteau supérieur (entre la surface et 670 km de profondeur) contiendrait aujourd'hui l'équivalent du volume total des océans sur Terre". Comme "une Terre plus chaude dans le passé implique une quantité d’eau stockée dans le manteau de ~20 % inférieure pour une température de 200K plus élevée", cela veut dire "que la quantité d'eau à la surface du globe diminue avec le temps au profit du manteau, à cause du refroidissement séculaire du manteau, et ce  depuis que la dynamique globale du manteau a permis l'enfouissement d'eau dans le manteau via la subduction".

     


    Tags Tags : , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :