• Géophysique: le problème du renflement équatorial de la Lune peut être expliqué en supposant qu'à la fin de l'Hadéen les océans de la Terre étaient gelés!____¤201802

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Formation of the Lunar Fossil Bulges and Its Implication for the Early Earth and Moon» ont été publiés dans la revue Geophysical Research Letters, apporte une solution crédible au problème du renflement équatorial de la Lune, en supposant qu'à la fin de l'Hadéen, il y a environ quatre milliards d'années, les océans de la Terre n'étaient soit pas encore nés, soit gelés, ce qui est plausible du fait que le Soleil était moins lumineux il y a des milliards d'années.

     

    Rappelons tout d'abord qu'en 1799, le mathématicien, astronome et physicien Pierre-Simon de Laplace (*) remarquait dans son traité de mécanique céleste que «le renflement équatorial de la Lune est bien trop important pour être en accord avec les bilans des forces impliquées dans les mouvements actuels de la Lune et de la Terre», car «un des moments d'inertie de la Lune dans les équations d'Euler (**) est anormal».

     

    La piste pour résoudre cette énigme a été, par la suite, suggérée par le géophysicien, mathématicien et astronome britannique Harold Jeffreys (***): la forme de la Lune doit être «un fossile du passé du système Terre-Lune». Plus précisément, la Terre comme la Lune étant initialement «conçues comme des corps probablement fluides qui avaient adopté la forme d'un ellipsoïde de rotation en se refroidissant», la répartition de leur masse et leur forme découlent «de l'équilibre de forces comme celles des marées et centrifuge».

     

    En conséquence, il faut tenir compte «qu'il y a quelques milliards d'années, la Terre et la Lune étaient plus proches l'une de l'autre et que leurs vitesses de rotation étaient différentes»: ainsi, au XVIIIe siècle, «le philosophe Emmanuel Kant (****) a, le premier, compris qu'en raison des forces de frottement des masses liquides de la Terre déformées par les marées dues à la Lune, la rotation de notre planète devait ralentir» et «en réponse, la Lune devait s'éloigner de la Terre, du fait de la conservation du moment cinétique total du système Terre-Lune».

     

    Sachant tout cela, l'étude ici présentée, en s'appuyant sur une répartition des masses résultant d'une glaciation globale des océans de la Terre qui aurait duré quelques centaines de millions d'années, aboutit à la conclusion que les effets des forces de marée entre la Terre et la Lune auraient donné à la Lune «le temps d'adopter la forme que nous lui connaissons aujourd'hui alors qu'elle était encore relativement chaude et plus facile à déformer, étant en outre plus proche et soumise à des forces de gravitation plus intenses». De la sorte, il est remarquable que c'est la Lune qui puisse indiquer qu'il est crédible qu'il y ait eu à la fin de l'Hadéen une glaciation globale des océans de la Terre .

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

     

    (*) Pierre-Simon de Laplace

    (**) Équations d'Euler

    (***) Harold Jeffreys

    (****) Emmanuel Kant

     

     


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