• Ingénierie: à partir de plusieurs modèles mathématiques, il a été prouvé qu'une bactérie Escherichia coli modifiée pourrait devenir le cerveau d'un robot et le commander!____¤201507

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Exploring Host-Microbiome Interactions using an in Silico Model of Biomimetic Robots and Engineered Living Cells» ont été publiés dans la revue Scientific Reports, a permis de démontrer, à partir de plusieurs modèles mathématiques, qu'une bactérie Escherichia coli (E. coli) modifiée pourrait devenir le cerveau d'un robot et le commander.

     

    Ce projet de recherche s'est appuyé sur des travaux précédents ayant mis en évidence «l’impact des bactéries sur le comportement d'accouplement de la mouche des fruits ainsi que sur des souris qui présentaient des signes de stress moins élevés après avoir reçu des probiotiques».

     

    Tout d'abord, les niveaux d’expression génétique ont été mesurés «afin de pouvoir simuler les comportements de la bactérie E. coli sous forme d’équations». Ensuite, ces équations ont été «associées à des modèles de comportements robotiques pour créer une simulation montrant comment un robot doté d’un cerveau bactérien pouvait se déplacer».

     

    L’expérience, assez similaire à une autre «menée il y a déjà plusieurs années de cela» en utilisant une moisissure (Physarum polycephalum), «était basée sur une configuration virtuelle dans laquelle un robot équipé de capteurs et d’un microscope miniature» pouvait lire l’expression génétique de la bactérie «qui se manifeste par une modification de couleur», le changement de teinte et d’intensité du pigment déterminant la direction et la vitesse du robot.

     

    Cependant, ici, la complexité plus grande du programme biochimique du microbiome, qui a permis, par exemple, au robot de communiquer avec la bactérie, a amené les cellules «à réagir à l’approche d’une source d’alimentation en marquant une pause puis en accélérant», ce qui est analysé comme «un comportement prédateur typique de certains animaux».

     

    L'étape suivante sera «de passer de la simulation à la pratique en concevant un bioréacteur puis de l’installer dans un robot équipé d’un microscope à fluorescence qui lira les niveaux d’expression génétique de ces bactéries et agira en conséquence».

     

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :