• Médecine: de nouveaux marqueurs génétiques de résistances des moustiques aux insecticides ont été identifiés ce qui doit conduire à mieux détecter celles-ci sur le terrain!____¤201507

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Unravelling genomic changes associated with insecticide resistance in the dengue mosquito Aedes aegypti by deep targeted sequencing» ont été publiés dans la revue Genome Research, a permis d'identifier de nouveaux marqueurs génétiques de la résistance des moustiques aux insecticides ce qui doit conduire à mieux détecter ces résistances sur le terrain.

     

    Le contrôle des moustiques vecteurs de maladies humaines, dont la capacité à résister aux traitements insecticides constitue aujourd'hui «une menace sérieuse pour la prévention des maladies telles que le paludisme, la dengue et le Chikungunya», représente «un enjeu sanitaire mondial».

     

    Ainsi, «tant que des solutions alternatives aux insecticides ne seront pas mises en place», il sera essentiel de détecter et de suivre «des résistances développées par les populations naturelles de moustiques» afin de «mieux les gérer sur le terrain».

     

    Alors que certains mécanismes de résistance, comme «les facteurs génétiques de la résistance métabolique des moustiques, liée à la dégradation des insecticides par l'intermédiaire d'enzymes de détoxication», restent encore méconnus, l'étude ici présentée a employé «une approche originale de séquençage massif de l'ADN pour identifier les bases génétiques de cette résistance chez le moustique Aedes aegypti, proche cousin du moustique tigre et vecteur de la dengue et du Chikungunya dans les zones tropicales».

     

    Plus précisément, «plutôt que de séquencer le génome entier du moustique, une méthode coûteuse et laborieuse, cette étude a «ciblé, par bio-informatique, plus de 760 gènes potentiellement impliqués dans la résistance aux insecticides».

     

    Il est alors apparu, après une analyse de ces gènes «par séquençage très haut débit», «que l'augmentation de l'activité des enzymes de détoxification des moustiques résistants était fréquemment provoquée par une augmentation du nombre de copies des gènes codants pour ces enzymes».

     

    De plus, il a été mis en évidence «que des mutations affectant ces enzymes pouvaient augmenter la biodégradation des insecticides chez les moustiques résistants» et que «les biomarqueurs de la résistance paraissent peu conservés selon les continents».

     

    Ces observations suggèrent donc «que parmi le large panel d'enzymes de détoxication acquit par les moustiques au cours de leur évolution (parfois plus de 200 gènes), la réutilisation de certaines d'entre elles par les moustiques pour résister aux insecticides chimiques dépend étroitement de l'histoire évolutive des populations, influencée par les flux de gènes entre populations et l'apparition de mutations, mais également de leur environnement, comme par exemple l'utilisation de pesticides dans l'agriculture».

     

    Ces travaux ouvrent, par conséquent, de nouvelles perspectives pour détecter de manière précoce «des mécanismes génétiques développés par les moustiques pour s'adapter aux insecticides, via des tests moléculaires par exemple», contribuant ainsi à «mieux les combattre sur le terrain en adaptant de façon efficace les traitements aux différents phénomènes de résistance».

     

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :