• Médecine: des fragments des virus émergents peuvent «être insérés à façon» sur une particule non-infectieuse pseudo-adénovirale pour alerter le système immunitaire! ____¤201911

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Synthetic self-assembling ADDomer platform for highly efficient vaccination by genetically encoded multiepitope display» ont été publiés dans la revue Science Advances, a permis de montrer que des fragments des virus émergents peuvent aujourd'hui «être insérés à façon» sur une particule non-infectieuse pseudo-adénovirale, pour alerter le système immunitaire.

     

    Relevons tout d'abord que, dans un contexte où «les maladies infectieuses continuent de décimer les populations dans le monde entier», les vaccins s'avèrent exceptionnellement puissants. Pourtant, «de graves menaces pèsent toujours», puisque «des épidémies causées par des virus comme Zika ou Chikungunya transmis par la piqûre du moustique tigre deviennent fréquentes y compris à des latitudes autrefois tempérées». Il en résulte qu'une «technologie vaccinale facilement adaptable aux besoins et simple à produire» est souhaitable.

     

    La solution proposée fait appel à une protéine sur laquelle les chercheurs travaillent depuis de nombreuses années: cette protéine de l’adénovirus s’auto-assemble «spontanément pour donner une particule particulièrement stable (même sans réfrigération) ressemblant à un virus mais étant non infectieuse». Une analyse par cryo-microscopie électronique de cette protéine «a montré que cette particule possède une surface quasi-sphérique très flexible».

     

    Dans le cadre de cette étude, une ingénierie de cette protéine adénovirale a «été menée pour remplacer à façon ces régions exposées par celles provenant d’autres pathogènes»: ainsi, «une preuve de principe a été établie en exprimant une particule affichant des épitopes neutralisants du virus Chikungunya» (*). Les résultats sont prometteurs dans les études animales pour ces néo-particules chimériques Adénovirus/Chikungunya comme l'indiquent «à la fois leur drainage vers les ganglions lymphatiques et la réponse humorale produite contre les épitopes du virus Chikungunya couvrant la particule».

     

    Cette technologie vaccinale «simple d’emploi, basée sur une particule unique pouvant être modifiée par biologie synthétique» pourrait à terme «permettre de combattre de nombreuses autres maladies infectieuses». En outre, il est apparu que ces particules vaccinales étaient extrêmement résistante «au stockage à la chaleur, une condition requise pour atteindre des pays dans lesquels la chaine du froid est difficile à respecter».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Épitope

     

     


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