• Médecine: l’espérance de vie de souris a été prolongée de 30 % en nettoyant leur organisme des cellules sénescentes!____¤201602

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Destroying worn-out cells makes mice live longer» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de prolonger de 30 % l’espérance de vie de souris «en nettoyant leur organisme des cellules sénescentes».

     

    Ce résultat prolonge les conclusions de plusieurs recherches précédentes: en particulier, en 2008, un lien avait été établi «entre les cellules sénescentes et certains effets du vieillissement» et, en 2011, l'apparition de ces mêmes pathologies avaient déjà été retardée en supprimant ces cellules sénescentes chez «un modèle de souris génétiquement modifié à vieillissement accéléré», ce qui bouleversait la physiologie de l’animal.

     

    Dans cette nouvelle étude, les souris sont plus 'normales', car si elles sont génétiquement modifiées, «c’est uniquement pour permettre d’éliminer les cellules que l’on souhaite, au moment où on le souhaite»: plus précisément, ces souris ont la particularité de pouvoir produire un enzyme dans les cellules sénescentes à la suite de l'injection d’un produit catalyseur, ce qui provoque «l’apoptose desdites cellules, autrement dit leur mort», mais elles sont, par ailleurs, normales dans le sens qu'elles «vivent, sans intervention, comme toutes leurs congénères, environ deux ans».

     

    Ce que l'étude ici présentée a démontré, c'est que, si, à mi-vie de ces souris, «on commence à leur injecter l’enzyme, deux fois par semaine, jusqu’à ce que mort s’ensuive, leur espérance de vie moyenne est prolongée de presque un tiers par rapport à un échantillon témoin».

     

    De plus, «à 22 mois, les souris traitées apparaissent en meilleure santé, leur activité comme leur capacité exploratoire sont mieux préservées». Elles souffrent également moins de cataractes et sont «moins touchées par les pathologies cardiaques, rénales ou graisseuses, typiques du vieillissement». Notons aussi que «le déclenchement des cancers est retardé» chez ces souris alors que «les cellules sénescentes sont réputées jouer un rôle important dans la prévention de certains cancers».

     

    Toutefois, «la capacité de cicatrisation apparaît clairement ralentie» et, il faut souligner que le traitement n'a pas réussi à éliminer les cellules sénescentes «de certains organes essentiels comme le foie ou le côlon» et que «les lymphocytes (cellules immunitaires) sont également restés sourds aux injections». En outre, de manière inexplicable pour l'instant, la disparition des cibles n’a eu aucun effet sur «la dégradation des capacités motrices, de la force musculaire ou encore de la mémoire».

     

     

     


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