• Médecine: l'identification des causes de la neurotoxicité d’une immunothérapie contre la leucémie infantile et le lymphome débouche sur un traitement sans effets secondaires!____¤202009

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Single-Cell Analyses Identify Brain Mural Cells Expressing CD19 as Potential Off-Tumor Targets for CAR-T Immunotherapies» ont été publiés dans la revue Cell, a permis, en identifiant les causes de la neurotoxicité d’une immunothérapie contre la leucémie infantile et le lymphome, de déboucher sur un traitement de nouvelle génération sans effets secondaires.

     

    Soulignons tout d'abord que «depuis quelques années, les immunothérapies, qui visent à stimuler le système immunitaire des personnes souffrant de cancers jusqu’alors difficilement soignables afin de détecter et détruire les tumeurs, «offrent un nouvel espoir aux malades».

     

    Ainsi, le traitement avec les CAR-T (pour 'chimeric antigen receptor' ou récepteur antigénique chimérique), «approuvées en 2017» pour soigner «certaines leucémies aiguës de l’enfant et certains lymphomes réfractaires aux autres traitements », fait preuve d’une très grande efficacité «en permettant jusqu’à 90% de rémissions complètes».

     

    Plus précisément, ces CAR-T «sont des cellules immunitaires humaines génétiquement reprogrammées pour détecter une molécule cible exprimée à la surface des cellules cancéreuses» de sorte que les CAR-T sont capables, grâce à cette «tête chercheuse», de «reconnaître et éliminer les cellules malades».

     

    Cependant, ce traitement «occasionne parfois des cas de neurotoxicité potentiellement sévères» puisque «30 à 50 % des patients» vont «présenter des troubles neurologiques passagers (par exemple des difficultés à la marche ou des troubles de l’élocution), des crises d’épilepsie graves, ou dans de rares cas des états comateux pouvant s’avérer mortels».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée «est parvenue à identifier une potentielle cause de cette neurotoxicité» : le marqueur CD-19, la molécule-cible des cellules CAR-T, «ne se trouve pas uniquement à la surface des cellules cancéreuses, mais aussi à la surface des péricytes», des cellules responsables «du maintien de l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique (BHE) qui protège le cerveau des molécules qui lui sont dommageables». Comme «l’expression de CD-19 par les péricytes en fait des cibles à détruire», cela pourrait «expliquer les cas de neurotoxicité observés chez les malades».

     

    Ce scénario a été validé au moyen de «modèles murins, chez qui la neurotoxicité observée chez les patient-es a pu être reproduite». Il reste désormais «à modifier les CAR-T» en «y ajoutant des gènes supplémentaires qui leur confèrent la capacité de reconnaître des marqueurs de péricytes en plus des marqueurs tumoraux» de manière «à tuer les cellules tumorales en épargnant les péricytes».

     

     


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