• Médecine: l'incorporation de nanoparticules magnétiques dans des cellules et un dispositif adapté ont permis d'agréger ces cellules sans matrice de soutien externe!____¤201709

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «A 3D magnetic tissue stretcher for remote mechanical control of embryonic stem cell differentiation» ont été publiés dans la revue Nature Communications, a abouti à la création de véritables 'legos' cellulaires magnétiques, grâce à l'incorporation de nanoparticules magnétiques dans des cellules et à la mise au point d'un dispositif comprenant des aimants miniaturisés. Cette approche a permis d'agréger ces cellules uniquement avec l'aide d'aimants «sans matrice de soutien externe».

     

    Comme le tissu formé par ces cellules peut être déformé à loisir, ce dispositif pourrait se révéler précieux aussi bien pour des études biophysiques que pour la médecine régénérative de demain dont l'un des défis actuels «est de pouvoir créer un assemblage cellulaire cohésif et organisé tout en s'affranchissant d'une matrice de soutien externe».

     
    Pour «agir à distance sur les cellules, les assembler, les organiser et les stimuler», le magnétisme a été exploité en incorporant, au préalable, dans les cellules, briques élémentaires du tissu, des nanoparticules magnétiques, de façon à ce qu'elles soient, comme il a été dit, «de véritables 'legos' cellulaires déplaçables et empilables grâce à des aimants externes».

     

    Plus précisément, «dans ce nouveau dispositif d'étireur tissulaire magnétique, les cellules magnétisées sont d'abord piégées sur un premier micro-aimant, puis l'agrégat formé par les cellules est piégé à son tour par un second aimant, mobile cette fois» de sorte que «le mouvement des deux aimants permet d'étirer ou de comprimer à volonté le tissu obtenu».


    Ce dispositif a été testé avec des cellules souches embryonnaires. Il a été d'abord constaté «que l'incorporation de nanoparticules n'avait d'impact ni sur le fonctionnement de la cellule souche, ni sur ses capacités de différenciation».

     

    Ensuite, «ces cellules souches magnétiques fonctionnelles» ont été testées dans l'étireur et il est apparu qu'elles se différenciaient «vers des précurseurs de cellules cardiaques lorsque la stimulation impose des 'battements magnétiques' mimant la contraction du cœur». Cette observation remarquable prouve «le rôle que peuvent avoir des facteurs purement mécaniques dans la différenciation cellulaire».

     

     


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