• Médecine: la diffusion dans différents organes de nanotubes de carbone, absorbés par voie respiratoire, a été estimée chez la souris!____¤201407

     

    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue ACSNano, a permis de mettre en lumière la biodistribution de nanoparticules chez l'animal, en l'occurrence la diffusion chez des souris de nanotubes de carbone absorbés par voie respiratoire.

    Les nanotubes de carbone représentent une classe particulière de nanoparticules «dont les propriétés mécaniques et électroniques exceptionnelles ont motivé des applications dans divers secteurs de la société, depuis les matériaux de structure jusqu’à certains composants électroniques».

    En raison, de leurs nombreuses utilisations présentes et futures, les recherches «menées dans le monde entier sur leur impact sur la santé humaine et sur l’environnement» sont donc tout à fait justifiées.

    La détection des nanotubes de carbone au sein d'organismes vivants a été rendu possible par la mise au point d'une méthode de marquage isotopique extrêmement sensible, de sorte que le devenir de ces nanotubes a pu être observé sur une période d'un an.

    Plus précisément, «des atomes de carbone stables (12C) ont été remplacés, directement pendant la fabrication des nanotubes, par des atomes de carbone radioactifs (14C) au sein même de la structure des nanotubes de carbone. La méthode permet alors «de détecter jusqu’à une vingtaine de nanotubes de carbone sur une coupe de tissus de l’animal».

    Chez la souris, le passage d'une «faible fraction (0,75 %) de la quantité de nanotubes initialement absorbée par voie respiratoire» vers différents organes, «notamment le foie, la rate et la moelle osseuse», a ainsi pu être prouvé après une exposition pulmonaire («20 microgrammes de nanotubes marqués, administré en une seule fois au début du protocole»),  le suivi ayant duré un an.

    Ces observations démontrent «la capacité de ces nanoparticules à franchir la barrière pulmonaire (barrière air/sang)». De plus, «l'augmentation continue au cours du temps de la quantité des nanotubes de carbone dans ces organes», indique «une absence d’élimination de ces particules, sur cet intervalle de temps».

    Bien que ne pouvant pas être «extrapolables à l'homme», cette étude montre cependant «l'importance de mettre au point des approches ultrasensibles pour évaluer le comportement de nanoparticules chez l'animal».

     


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