• Médecine: le rôle de certains neuromédiateurs, dans la régulation des défenses de l'organisme, a été mis en lumière!____¤201702

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Natural amines inhibit activation of human plasmacytoid dendritic cells through CXCR4 engagement» ont été publiés dans la revue Nature Communications, a permis de mettre en lumière le rôle de certains neuromédiateurs («molécules libérées par un neurone au niveau d'une synapse pour modifier l'activité d'une autre cellule») dans la régulation des défenses de l'organisme.

     

    On sait, «depuis près d'un demi-siècle», que les infections virales et bactériennes favorisent allergies et dépression en affaiblissant le système immunitaire. Cependant, jusqu'à présent, «les mécanismes cellulaires à l'origine de cette vulnérabilité restaient méconnus».

     

    Rappelons ici que «les réactions immunitaires d'un organisme sont guidées par les cellules dendritiques plasmacytoïdes (pDC)». Ainsi, «lorsque ces globules blancs relativement rares dans la circulation sanguine détectent une infection, ils relâchent de grandes quantités de molécules, des interférons» qui s'attaquent aux «virus, bactériesparasites et même tumeurs cancéreuses» et déclenchent 'un état grippal' «que tout le monde connaît : fièvre, courbatures, maux de tête, etc.».

     

    En raison de leur rôle, «les pDC sont souvent surnommées 'les sentinelles de l'immunité', ce qui signifie bien que les interférons sont leurs 'petites mains'. Néanmoins, «pour rester efficace, ce système de défense doit être mesuré dans ses réponses», car «une activation prolongée des pDC», qui épuise les cellules, «se révèle délétère dans le cas du sida ou de la sclérose en plaques».

     

    Pour sa part, l'étude ici présentée révèle «que cette mécanique peut être enrayée en présence de certains neuromédiateurs (histamine, mais aussi sérotonine, dopamine...)»: en effet, ceux-ci empêchent «les cellules pDC de libérer les interférons», de sorte «qu'ils laissent l'organisme sans défense face aux infections». En outre, le rôle d'un récepteur membranaire, CXCR4, une protéine de surface «connue pour être l'une des deux clés (avec les CD4) qui permettent au virus d'infecter les cellules», a été «mis en évidence dans la régulation de la réponse immunitaire».

     

    En conséquence, cette étude ouvre la voie à la mise au point de molécules modulatrices «ciblant ce récepteur CXCR4, qui vont moduler l'activité des neurotransmetteurs et donc l'activité des cellules pDC». D'une part, «si on arrive à faire produire plus d'interférons au pDC, cela ouvrira de nouvelles perspectives pour traiter les cancers», tandis que, d'autre part, «dans le cas de la sclérose en plaques où c'est le système immunitaire lui-même qui s'attaque aux axones», il faudra «plutôt freiner l'activité de ces cellules».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :