• Médecine: les cellules intestinales attaquées par des bactéries pathogènes se purgent rapidement d'une grande partie de leur contenu afin de se protéger de l'infection!____¤201611

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Enterocyte Purge and Rapid Recovery Is a Resilience Reaction of the Gut Epithelium to Pore-Forming Toxin Attack» ont été publiés dans la revue Cell Host & Microbe, a permis de montrer que les cellules intestinales attaquées par des bactéries pathogènes se purgent rapidement d'une grande partie de leur contenu afin de se protéger de l'infection, ce qui provoque un amincissement fort et temporaire de l'épithélium.

     

    Notons tout d'abord que «Serratia marcescens est une bactérie opportuniste, présente partout dans l'environnement». Lorsque des drosophiles ingèrent continûment cette bactérie, elles «succombent en quelques jours». Comme «les analyses de la couche de cellules qui recouvre l'intérieur de l'intestin, l'épithélium», réalisées toutes les 24 heures, ne montrent aucun dégât apparent, les chercheurs ont entrepris d'observer «les toutes premières heures qui suivent l'infection».

     

    Il est ainsi apparu que l'épithélium était «spectaculairement aminci, au point de sembler disparaitre, avant de reprendre sa forme originelle dans les heures qui suivent». Plus précisément, «les cellules intestinales, les entérocytes, présentent une forte réduction du cytoplasme», car elles ont «perdu une grande partie de leur contenu à l'exception du noyau» pour se débarrasser «des organites endommagés, d'une partie des bactéries qui essayent de traverser la paroi intestinale et des toxines bactériennes».

     

    C'est «la présence d'hémolysine, une toxine bactérienne formant des pores dans les membranes des cellules cibles», qui «sert de signal pour la purge des cellules». A cause de cela, il a été montré «qu'une souche mutante de S. marcescens incapable de sécréter de l'hémolysine devenait plus virulente», car bien qu'elle perde l'effet de la toxine, elle ne déclenche «plus la purge protectrice, ce qui lui permet d'endommager l'épithélium avec ses autres facteurs de virulence».

     

    Comme des travaux complémentaires «montrent que ce phénomène d'amincissement et de reconstitution du volume de l'épithélium intestinal se retrouve des abeilles à l'homme, en passant par la souris», il apparaît essentiel «de déterminer les mécanismes moléculaires mis en jeu et, plus généralement, de préciser si des anomalies dans ce processus pourraient aider à mieux comprendre les causes des maladies inflammatoires de l'intestin, comme la maladie de Crohn».

     

     


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