• Médecine: les données de l'analyse systématique du génome du parasite Plasmodium, responsable du paludisme, ouvrent la voie au développement de nouveaux traitements! ____¤201911

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Genome-Scale Identification of Essential Metabolic Processes for Targeting the Plasmodium Liver Stage» ont été publiés dans la revue Cell, a permis, pour la première fois, d'analyser de manière systématique le génome du parasite Plasmodium, responsable du paludisme, ce qui ouvre la voie au développement de nouveaux traitements.

     

    Relevons tout d'abord que «malgré les avancées scientifiques et médicales, plus de 400000 personnes dans le monde meurent encore chaque année du paludisme, une maladie transmise par la piqûre de moustiques infectés par le parasite Plasmodium», dont le génome «est relativement petit», puisqu'il contient «environ 5000 gènes». Comme, «contrairement aux cellules humaines», ce génome «ne possède qu'une seule copie de chaque gène», le retrait de l’un de ses gènes conduit «immédiatement à une modification de son phénotype». Pour sa part, l'étude ici présentée «a tiré profit de cette particularité».

     

    Concrètement, cette étude a, pour la première fois, analysé la délétion «de gènes à grande échelle chez le Plasmodium»: ainsi, «plus de 1300 gènes» ont été retiré individuellement et «les effets de ces modifications durant le cycle de vie complet du parasite» ont été observés, ce qui a permis d'identifier «de nombreuses nouvelles cibles chez le pathogène».

     

    Plus précisément, «les chercheurs ont utilisé un modèle murin du paludisme établi à l’Institut de Biologie cellulaire (ICB) de l'Université de Berne» et ont remplacé chacun des 1300 gènes du parasite «par un barcode (une courte séquence d’ADN spécifique et unique pour chaque gène), afin d’analyser comment l'élimination des gènes affecte le parasite»: en fait, grâce à l'utilisation de ces barcodes spécifiques et uniques, il est possible d'étudier «simultanément de nombreux parasites à travers le cycle de vie du Plasmodium, réduisant considérablement des décennies de travail sur des gènes individuels».

     

    Au bout du compte, «après trois ans de recherche», cette étude est parvenue à «cribler de manière systématique le génome du parasite à tous les stades de son cycle de vie» aboutissant à l'identification de «centaines de cibles, en particulier celles impliquées dans le métabolisme du parasite».

     

    Comme l'utilisation des données du génome du Plasmodium a permis de construire «des modèles mathématiques démontrant les voies métaboliques essentielles à la survie du parasite», il est «maintenant possible de prédire quels gènes, jusqu'alors inexplorés, sont vitaux pour le parasite et donc considérés comme des cibles thérapeutiques dans la lutte contre le paludisme»: d'ailleurs, certaines de ces prédictions ont déjà pu être confirmées expérimentalement.

     

     


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