• Médecine: les mécanismes de défense de l’organisme contre les bactéries ont été mieux compris grâce à une bactérie modèle, Francisella novicida, pourvue d'un 'LPS discret'!____¤201802

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Human caspase-4 detects tetra-acylated LPS and cytosolic Francisella and functions differently from murine caspase-11» ont été publiés dans la revue Nature Communications, a permis de mieux comprendre les mécanismes de défense de l’organisme contre les bactéries, grâce à une bactérie modèle, Francisella novicida, qui est pourvue d'un 'LPS discret'.

     

    Rappelons tout d'abord que «normalement, au moment de l’invasion de l'organisme humain par les bactéries, c'est un des composants particulier de la paroi bactérienne (le LPS) qui les trahit et permet aux cellules humaines de reconnaitre et de déclencher une réponse immunitaire».

     

    Néanmoins, certaines bactéries échappent «plus souvent que d'autres au système immunitaire et augmentent leur chance d'infecter l'organisme grâce à un LPS un peu plus discret», car elle possède «la capacité de s’évader de l'intérieur des cellules de l'immunité innée (les macrophages) sensées les détruire».

     

    En principe, l’arrivée de LPS dans le cytoplasme des macrophages est normalement détectée et, la réponse inflammatoire étant déclenchée, la mort de la cellule permet de stopper la propagation du pathogène. En fait, il s'agit plutôt «d'une course permanente entre la multiplication de la bactérie et les systèmes de détection de la cellule hôte».

     

    Comme «parmi les nombreux systèmes d’alarme dont dispose le macrophage, Aim2 a été identifié comme étant celui, chez la souris, capable de détecter l’arrivée de ces bactéries dans le cytoplasme» et comme il était «impossible de reproduire le même résultat chez l'homme», il fallait comprendre «comment s'organise la riposte chez l'être humain».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée a permis de déterminer que, chez l'homme, «une seule et unique protéine du macrophage», la caspase-4 (*), «est capable de détecter les bactéries à 'LPS discret'». Cependant, la caspase-4 «ne peut pas œuvrer seule et a besoin d'alliés (en l'occurrence des cofacteurs) pour extraire le LPS de son enveloppe bactérienne afin que la caspase-4 puisse ainsi le reconnaître».

     

    Il en résulte que «cette nécessaire coopération entre la caspase et ses cofacteurs explique pourquoi, lorsque la chronologie de ces réactions n'est pas la bonne, la bactérie Francisella novicida échappe à la surveillance des macrophages».

     

    En outre, bien que «la diversité des mécanismes de détection et leur redondance partielle, contribuent à ce que l’homme sorte le plus souvent vainqueur des rencontres avec des bactéries», cette découverte explique «en partie pourquoi l'homme est plus susceptible que la souris au choc septique qui survient lorsque les bactéries envahissent le sang ou certains organes»: en effet, «la caspase 4 étant particulièrement sensible, les importantes quantités de LPS circulant dans le sang provoquent un emballement du système immunitaire avec des conséquences irréversibles pouvant conduire au décès».

     

    Ainsi, au bout du compte, l'identification du fonctionnement de la caspase 4 et de ses cofacteurs représente une étape importante «vers la mise en place de traitements anti-inflammatoires dans le choc septique».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Caspase

     

     


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