• Médecine: les mutations affectant le gène SHANK3 correspondent à un niveau élevé de sévérité de l'autisme!____¤201409

     

    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue PLOS GENETICS, a permis de découvrir que les mutations affectant le gène SHANK3 sont un indicateur de sévérité de l'autisme.

     

    L’autisme, qui est un trouble du développement neurologique apparaissant avant l’âge de trois ans, «se caractérise par un handicap dans la communication sociale, ainsi que par des intérêts restreints et répétitifs invalidants». Les manifestations cliniques de ce syndrome, qui «touche environ une personne sur cent», sont très différentes d’un patient à l’autre.

     

    Des recherches menées depuis 2003, ont fait apparaître que plusieurs gènes étaient associés à ce syndrome complexe, en particulier «les gènes de la famille SHANK (SHANK1, SHANK2 et SHANK3) qui sont impliqués dans le développement et le fonctionnement des circuits neuronaux, et plus précisément dans la formation des synapses».

     

    Comme jusqu'à présent, on connaissait mal la fréquence des mutations et leurs impacts au niveau clinique, une vaste étude a été menée sur près de mille patients autistes pour «cartographier l'incidence et l'impact clinique de certaines mutations génétiques sur les capacités cognitives et intellectuelles des patients».

     

    Les analyses effectuées ont abouti à «une description précise des caractéristiques cliniques de chaque sous-groupe de patients, selon les mutations (par exemple :délétions, duplications, translocations) qui affectent les gènes SHANK1, SHANK2 ou SHANK3.

     

    Ainsi, «l'analyse moléculaire d’une des plus larges cohortes concernant ce syndrome a permis de constater que les porteurs d’une mutation sur SHANK3 représentent 2 à 3% des autistes avec déficience intellectuelle, ce qui révèle SHANK3 comme étant l’un des gènes majeurs responsables de l’autisme», car si «plus d’une centaine de gènes ont été associés à l’autisme», il faut souligner que, «pour l’immense majorité, chaque gène ne concerne que peu de patients».

     

    La corrélation établie, dans le cadre de cette étude, entre les mutations des gènes SHANK, le degré de sévérité de l’atteinte et les caractéristiques physiques des patients, indique «que les patients dont le gène SHANK3 est muté, ont un QI plus faible que le sous-groupe SHANK2, qui lui-même a un QI plus faible que le sous-groupe SHANK1».

     

     

    D'ailleurs, «d’autres signes cliniques peuvent être associés (hypotonie, retard ou absence de langage, malformations mineures …)», puisque «certains enfants vont même régresser dans leur développement».

     

    De plus, «en établissant les arbres généalogiques des familles et de leur génome», il est apparu «que les mutations les plus sévères des gènes SHANK n’étaient pas héritées, mais étaient apparues de novo chez des patients dont les parents n’en étaient pas porteurs».

     

    Ces recherches sur le gradient de sévérité des patients «vont permettre d’affiner le rôle d’autres variants génétiques impliqués dans les différentes formes de troubles autistiques». Elles devraient conduire également à l'établissement de diagnostics plus fins contribuant «à mieux cibler les futurs traitements».

     

     

     


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