• Médecine: un appareil reproduisant l'environnement d'un utérus, qui pourrait permettre d'améliorer la survie des grands prématurés et de diminuer leurs séquelles, a été élaboré!____¤201704

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «An extra-uterine system to physiologically support the extreme premature lamb» ont été publiés dans la revue Nature Communications, a permis de concevoir un appareil reproduisant l'environnement d'un utérus, qui pourrait permettre d'améliorer la survie des grands prématurés (né avant 26 semaines) et de diminuer leurs séquelles.

     

    Notons tout d'abord qu'aujourd'hui, «les grands prématurés qui ne peuvent respirer de façon autonome sont intubés et mis sous respirateur artificiel, ce qui stoppe le développement de leurs poumons et les expose à des infections». De ce fait, il est urgent que ces enfants puisse bénéficier «d'un relais entre l'utérus de leur mère et le monde extérieur».

     

    Soulignons également que «la limite de viabilité du fœtus est estimée à 22-23 semaines de grossesse» et qu'en «dépit des progrès des soins de néonatologie, la mortalité à ce stade, où le bébé pèse moins de 600 grammes, reste très élevée (50% à 70%)». De plus, lorsque l'enfant survit, il y a «90% de risque de séquelles» (maladies pulmonaires chroniques ou complications liées à l'immaturité des organes), qui correspondent à «un handicap à vie».

     

    Pour résoudre ce problème, l'appareil proposé «est constitué d'une poche en plastique remplie de fluide, avec un système qui fournit de l'oxygène relié au cordon ombilical». Ce dispositif est parvenu, pour le moment, à faire se développer pendant quatre semaines des fœtus d'agneau, qui ont un «développement des poumons in utero est 'très proche' de ce qui se passe chez les humains».

     

    Plus précisément, «les fœtus d'agneau ont été introduits dans l'appareil après 15 à 16 semaines de gestation, un stade où le développement de leurs poumons est équivalent à celui d'un fœtus humain 'prématuré extrême', de 23 à 24 semaines» et «sept d'entre eux ont pu y être maintenus plus de 25 jours», ce qui est un record.

     

    Désormais, on peut donc envisager de «transposer ce dispositif chez les bébés prématurés extrêmes, en les y maintenant jusqu'à leur 28e semaine de 'gestation'», afin «de faire chuter leur taux de mortalité de 90% à moins de 10% et le risque de séquelles, de 90% à 30%».

     

    Cependant, avant de passer à des essais chez l'être humain, les tests chez l'animal doivent être approfondis: en effet, «si l'agneau est adapté pour étudier le développement des poumons, il l'est beaucoup moins pour estimer le risque d'hémorragie intra-crânienne, l'une des principales complications chez les très grands prématurés, car leur cerveau est mature plus tôt que celui des fœtus humains».

     

     


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