• Médecine: un mécanisme de surcharge systémique en fer, chez les patients porteurs d’un syndrome myélodysplasique avec mutation du gène SF3B1, a été découvert! ____¤201907

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «A variant erythroferrone disrupts iron homeostasis in SF3B1-mutated myelodysplastic syndrome» ont été publiés dans la revue Science Translational Medicine, a permis de découvrir un mécanisme de surcharge systémique en fer chez les patients porteurs d’un syndrome myélodysplasique avec mutation du gène SF3B1.

     

    Relevons tout d'abord que «les syndromes myélodysplasiques sont des maladies clonales de la cellule souche hématopoïétique». Un sous-type particulier est constitué des «syndromes myélodysplasiques avec sidéroblastes en couronne (SMD-SC)» caractérisé «par une accumulation systémique du fer avant toute transfusion de globules rouges» et associé «dans plus de 90% des cas à la présence d’une mutation du gène codant le facteur d’épissage SF3B1».

     

    Relevons ici, en effet, que «les mutations du gène d’épissage SF3B1 sont restreintes à certains cancers, dont les syndromes myélodysplasiques avec sidéroblastes en couronne». Les porteurs de ce syndrome «se présentent avec des anémies profondes, des besoins transfusionnels élevés et une résistance aux agents stimulant l’érythropoïèse» tandis que «leur médiane de survie est de 9 ans avec un risque de transformation en leucémie aiguë de 15%».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée a identifié «à partir des données de 'RNA-sequencing' des cellules de moelle osseuse des patients porteurs d’un syndrome myélodysplasique avec mutation du gène SF3B1», un transcrit «variant du gène codant l’érythroferrone (ERFE, un régulateur érythroïde du fer) parmi ceux dont l’expression globale est augmentée».

     

    Comme ce transcrit aberrant «est détecté dans les érythroblastes uniquement si le gène SF3B1 est muté», il constitue «un biomarqueur de l’érythropoïèse clonale». Concrètement, «il est traduit en une protéine variante (-ERFEVPFQ) présentant 4 acides aminés supplémentaires» qui «coexiste avec la version 'sauvage' de la protéine».

     

    Alors que «l'hepcidine est le principal régulateur de l’homéostasie du fer chez les mammifères, permettant l’adaptation des taux de fer circulant selon les besoins en régulant l’import de fer dans le duodénum et le recyclage du fer par les macrophages», l'érythroferrone produite par les cellules érythroïdes de la moelle osseuse «a été décrite comme étant un répresseur transcriptionnel majeur de l’hepcidine».

     

    Cette étude a ainsi prouvé «que la protéine variante réprime, comme la protéine sauvage, la transcription de l’hepcidine dans les cellules de lignées d’hépatocarcinome». Il est également apparu «que l’érythroferrone dosée par test ELISA dans le plasma de patients est anormalement élevée» et que «ce taux élevé d’érythroferrone est prédictif de la surcharge en fer».

     

    Au bout du compte, «chez les patients porteurs d’un syndrome myélodysplasique avec mutation du gène SF3B1, le variant d’épissage de l’érythroferrone pourrait constituer une cible thérapeutique».

     

     


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