• Médecine: un nouveau traitement de la maladie de Parkinson, qui transforme des astrocytes en neurones à dopamine, est proposé! ____¤201704

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Induction of functional dopamine neurons from human astrocytes in vitro and mouse astrocytes in a Parkinson's disease model» ont été publiés dans la revue Nature Biotechnology, a permis de proposer un nouveau traitement de la maladie de Parkinson en transformant des astrocytes en neurones à dopamine.

     

    Rappelons tout d'abord qu'en France, «la maladie de Parkinson touche environ 200.000 personnes» et que cette maladie neurodégénérative «est liée à la perte de certains neurones (ceux qui produisent la dopamine) présents dans la substance noire du cerveau». Le traitement phare actuel «consiste à compenser ce déficit» par des médicaments qui, «même s'ils réduisent les symptômes», n'empêchent pas la maladie de progresser.

     

    Si des thérapies à partir de cellules souches ont été proposées «pour remplacer les neurones qui fabriquent la dopamine», elles imposent «d'en greffer dans le cerveau des patients», ce qui est un acte invasif qui pose des problèmes techniques. C'est la raison pour laquelle l'étude ici présentée a emprunté une autre voie qui consiste à «transformer des astrocytes, des cellules de soutien présentes dans le cerveau, en neurones à dopamine».

     

    Pour cela, «un cocktail appelé NeAL218, contenant trois gènes (NEUROD1, ASCL1 et LMX1A, trois facteurs de transcription) et une petite molécule d'ARN (miR-218)» a été mis au point et a permis d'infecter les astrocytes grâce à un lentivirus pour leur transmettre ces supports d'information génétique. Ainsi, des astrocytes humains ont été reprogrammé en neurones à dopamine, in vitro. En effet, en culture, «ils ressemblaient à des neurones à dopamine normaux: un axone poussait, les signaux électriques étaient présents» et ils libéraient de la dopamine.

     

    D'autre part, in vivo, le cocktail de gènes a été injecté «dans le cerveau de souris modèles pour la maladie de Parkinson». Il est alors apparu que, «sur un petit tapis d'entraînement», en cinq semaines, «elles marchaient plus droit, leurs mouvements étaient mieux coordonnés et leur posture meilleure».

     

    Si ces observations «permettent d'envisager de nouvelles perspectives de traitements», il faut cependant dire qu'il est possible avec cette technique «que le patient continue à perdre des neurones à dopamine au fur et à mesure de la progression de la maladie et qu'il faille répéter le processus de reprogrammation des cellules».

     

     


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