• Médecine: un nouvel éclairage concernant le syndrome de fatigue chronique suggère un lien entre la fatigue persistante et une activation précoce et exagérée du système immunitaire!____¤201812

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Persistent fatigue induced by interferon-alpha: a novel, inflammation-based, proxy model of chronic fatigue syndrome» ont été publiés dans la revue Psychoneuroendocrinology, a permis d'apporter un nouvel éclairage sur le syndrome de fatigue chronique.

     

    Rappelons tout d'abord que les cause de la fatigue chronique, «aussi appelée encéphalomyélite myalgique», qui «est un syndrome qui touche entre une personne sur 600 et une personne sur 200 dans les pays industrialisés», demeurent inconnues. Concrètement, «les personnes qui sont touchées par ce syndrome connaissent une grande fatigue physique et mentale, qui persiste dans le temps: même en prenant du repos, les patients ne retrouvent pas la forme».

     

    En outre, certains patients peuvent présenter «des troubles du sommeil, des douleurs articulaires, musculaires, des maux de gorge et de tête, ou des problèmes de mémoire» et, parfois, «une infection bactérienne ou virale, comme la grippe, précède l'apparition des symptômes, mais le rôle du système immunitaire dans la fatigue chronique n'est pas encore très clair».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée s'est intéressé à «55 patients infectés par le virus de l'hépatite C, qui ont été traités avec de l'interféron alpha», un traitement qui «stimule le système immunitaire et est efficace contre l'hépatite C», mais qui «présente des effets secondaires»: en particulier, «il conduit souvent à de la fatigue». L'objectif était «de suivre des patients qui allaient recevoir un traitement à l'interféron alpha pour savoir quels facteurs favorisaient l'apparition de la fatigue».

     

    Le suivi a duré «six mois après le traitement à l'interféron alpha». Il est ainsi apparu que «dix-huit personnes, soit un tiers des patients étudiés, ont développé une fatigue persistante»: autrement dit, «six mois après le traitement, ils étaient plus fatigués qu'avant». De ce fait, «la fatigue persistante, induite par le traitement à l'interféron, a été considérée comme un modèle d'étude pour le syndrome de fatigue chronique».

     

    En réalité, d'une part, «avant le traitement à l'interféron alpha, chez les 18 patients qui ont finalement développé une fatigue persistante» l'étude a détecté «des taux plus élevés d'IL-10 (interleukine 10)», une protéine «qui fait partie de la réponse immunitaire coordonnée» et, d'autre part, après le traitement, il est apparu que «leurs niveaux d'IL-10 et d'une protéine inflammatoire, l'IL-6, étaient plus élevés que chez les autres patients».

     

    Au bout du compte, ces observations laissent penser qu'il existe «un lien entre la fatigue persistante et une activation précoce et exagérée du système immunitaire». Une explication est que «cette activation précoce peut avoir un effet sur d'autres organes, par exemple, ce qui entraîne des modifications biologiques associées à plus de fatigue chronique et aux autres symptômes subis par ces patients».

     

     


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