• Médecine: un rôle inédit, dépendant du sexe dès le stade fœtal, du microbiote sur des cellules immunitaires du cerveau, les microglies, a été identifié!____¤201712

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Microbiome Influences Prenatal and Adult Microglia in a Sex-Specific Manner» ont été publiés dans la revue Cell, a permis d'identifier un rôle inédit du microbiote sur des cellules immunitaires du cerveau, les microglies (*), dès le stade fœtal. Plus précisément, les microglies «sont différemment perturbées par des modifications du microbiote chez les souris mâles et femelles à différents stades de la vie».

     

    Rappelons tout d'abord que les microglies, qui «sont des cellules immunitaires répondant à des traumatismes ou des signaux inflammatoires pour protéger le cerveau», sont «également impliquées dans différentes étapes du développement et du fonctionnement cérébral»: à ce propos, «des dysfonctionnements de ces cellules sont associés à un large spectre de pathologies humaines, allant des troubles neuro-développementaux jusqu’aux maladies neurodégénératives».

     

    Comme ces observations indiquent que les microglies jouent «un rôle crucial dans le fonctionnement normal et pathologique du cerveau», on peut penser «qu’elles constituent une interface régulatrice entre les circuits cérébraux et l’environnement».

     

    L'étude ici présentée a été entreprise pour tester cette hypothèse en utilisant «une approche multidisciplinaire sur des modèles de souris axéniques, qui n’ont pas de microbiote (ensemble des bactéries présentes dans l’organisme) et des modèles de souris adultes traitées avec un cocktail d’antibiotiques (qui détruisent de façon aigue le microbiote)».

     

    Ainsi, la combinaison d'analyses génomiques globales et d'études histologiques a fait apparaître «que les microglies sont profondément affectées par un dysfonctionnement du microbiote, dès les stades prénataux et ce, en fonction du sexe de l’animal: les microglies appartenant à des mâles semblent affectées au stade prénatal alors que les microglies issues de femelles le sont à l’âge adulte».

     

    Soulignons ici que «ce surprenant dimorphisme sexuel fait écho au fait que l’occurrence de nombreuses pathologies neurodéveloppementales est plus élevée chez les hommes alors que les maladies auto-immunes sont plutôt prévalentes chez les femmes». Désormais, il reste à découvrir les mécanismes impliqués et leurs conséquences fonctionnelles. En tout cas, les éléments découverts par cette étude mériteraient d’être pris en considération à l'avenir «au niveau clinique et ce, dès les stades foetaux».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Microglie

     

     


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