• Médecine: un stress intense et régulier modifie l’expression des gènes présents dans les globules blancs, qui peuvent alors provoquer une inflammation!____¤201311

     

    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue PNAS, montre qu’un stress intense et régulier modife l’expression des gènes présents dans les globules blancs, conduisant ces cellules modifiées à des réactions immunitaires démesurées pouvant aboutir à une inflammation. Cette immunité excessive serait susceptible d'augmenter le risque de problèmes cardiovasculaires, d’obésité et de diabète.

     

    Dans un premier temps, l’effet du stress a été analysé chez la souris, «grâce à un modèle comportemental bien établi». Plusieurs mâles ont d'abord été introduits dans une cage «afin qu’une hiérarchie se construise», puis un autre mâle au caractère agressif a alors été placé dans cette communauté durant deux heures. Cette opération a été répétée à plusieurs reprises afin de créer un stress chez les rongeurs de sorte qu'à la fin de l’expérience, les souris présentaient un état de stress chronique.

     

    Alors que «la moelle osseuse des souris produit des milliards de globules rouges et blancs chaque jour», des résultats précédents ont montré qu’en cas de stress, ce phénomène naturel «était biaisé et que les globules blancs naissaient plus actifs que prévu», pouvant «endommager les tissus sains de l’organisme».

     

    La comparaison du nombre de globules blancs présents chez des souris normales à celui de rongeurs stressés indique que «le stress multiplie par quatre le nombre de cellules immunitaires dans le sang et la rate». De plus, dans «l’expression des gènes de globules blancs chez les deux types de souris», il apparaît que, chez les animaux angoissés, 3.000 gènes sont «différemment exprimés, dont une grande partie est impliquée dans les réactions inflammatoires».

     

    Ceci prouve que «les cellules immunitaires des rongeurs stressés possèdent un équipement génétique favorable à l’inflammation», confirmant ainsi, au niveau génétique, le lien entre le stress et l’inflammation, mis en avant par des études précédentes.

     

     

    Dans un second temps, des tests ont été réalisés chez l’Homme. Des échantillons sanguins «provenant de personnes ayant des statuts socioéconomiques jugés plus ou moins stressants» ont permis d'identifier «387 gènes ayant une expression différente en fonction du niveau d’anxiété». Il est apparu que «près d’un tiers de ces gènes étaient identiques à ceux trouvés lors de l’analyse chez la souris stressée», montrant qu’en ce qui concerne la réponse au stress, la souris et l’Homme ne sont pas si différents.

     

     


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