• Médecine: une relation de cause à effet a été établie entre des oscillations de l’activité neuronale dans le cortex auditif gauche et la difficulté à lire des personnes dyslexiques!____¤202

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Selective enhancement of low-gamma activity by tACS improves phonemic processing and reading accuracy in dyslexia» ont été publiés dans la revue PLOS BIOLOGY, a permis de démontrer pour la première fois une relation de cause à effet entre des oscillations de l’activité neuronale dans le cortex auditif gauche (une aire cérébrale responsable du traitement des sons) et la difficulté des personnes dyslexiques à intégrer des processus essentiels à la lecture, c'est-à-dire à obtenir la capacité cérébrale à traiter les phonèmes (les éléments sonores du langage comme les voyelles et les consonnes).

     

    Relevons tout d'abord qu'un «dixième de la population est touché par la dyslexie qui peut entraîner un trouble de l’apprentissage de la lecture et créer un handicap à vie» et que «la principale cause identifiée est une difficulté à traiter les sons du langage, appelée déficit phonologique», car on sait «que pendant leur développement cérébral, soit pendant leur scolarité et l’apprentissage de la lecture, les enfants dyslexiques ont des difficultés à dissocier les sons», ce qui «perturbe leur compréhension des mots, oralement comme par écrit».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée s'est focalisée sur cette «principale cause possible de la dyslexie»: en fait, «ce déficit phonologique est connu pour être associé à des changements dans les schémas rythmiques ou répétitifs de l’activité neuronale, en particulier les oscillations à une fréquence de 30 Hz, dites «gamma», dans le cortex auditif gauche».

     

    Ainsi, à l’aide d’une technique de «stimulation transcrânienne par courant alternatif, utilisée en médecine pour traiter certaines maladies comme la dépression», une «stimulation électrique non invasive capable de rétablir des fréquences normales d’activité neuronale»), les déficits phonologiques et la précision de lecture ont pu être améliorés chez des dyslexiques adultes.

     

    Concrètement, «la stimulation du cortex auditif gauche pendant une période de 20 minutes chez 15 adultes dyslexiques et 15 lectrices et lecteurs fluides en guise de comparatif a immédiatement amélioré le traitement phonologique et la précision de lecture dans le groupe dyslexique». Il est apparu que «l’effet bénéfique de la stimulation est plus prononcé chez les personnes ayant de faibles compétences en lecture».

     

    Cependant, «les neuroscientifiques ont noté un effet légèrement perturbateur chez les très bons lecteurs ou lectrices». En tout cas, cette étude «ouvre la voie à des interventions thérapeutiques non invasives visant à améliorer le traitement phonologique chez les personnes atteintes de dyslexie».

     

     


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