• Médecine: une technique non-invasive permet d’identifier et localiser des plaques d’athérome à haut risque de rupture!____¤201311

     

    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue The Lancet, révèle qu'une technique couplant le scanner et la tomographie par émissions de positons au marqueur fluorure-(18F) de sodium, permet d’identifier et localiser des plaques d’athérome à haut risque de rupture. Cette première méthode non-invasive en médecine cardiovasculaire et neurovasculaire ouvre la voie à un nouvel examen d’imagerie pour prédire à temps le risque d’infarctus.

     

     

    La captation au niveau des artères du radioisotope 18F-fluorure de sodium (18F-NaF), «traduit la présence d’un processus actif de calcification et de mort cellulaire au sein des parois des coronaires». Le système d'imagerie proposé utilise ce radioisotope, le scanner, qui permet d'avoir une image anatomique des artères et la tomographie par émissions de positons (TEP), qui renseigne sur l’activité métabolique de la paroi artérielle.

     

     

    Il a été évalué «auprès de 40 patients ayant présenté un infarctus du myocarde dans les huit jours précédents ainsi qu’auprès de 40 personnes souffrant d’une angine de poitrine stable». Il est apparu que «chez 37 des 40 patients (93%) venant d’avoir un infarctus du myocarde, le 18F-NaF se fixait de façon significative sur les plaques à l’origine de l’accident coronarien», qui, auparavant, avaient «été visualisées par un examen invasif classique : l’angiographie coronaire».

     

     

    Il a été également observé 'une hyperfixation de ce traceur' à la place «de plaques d’athérome déjà rompues et prélevées par un acte chirurgical», qui «provenaient de patients qui avaient présenté, en moyenne 17 jours plus tôt, des symptômes liés à la présence d’une plaque d’athérome qui bouchait une artère carotide».

     

    De plus, «une captation localisée du traceur 18F-NaF a été significativement notée au niveau d’une ou plusieurs plaques coronariennes chez 45% des patients évalués (18 sur 40) souffrant d’une angine de poitrine stable». Le fait que «ces patients étaient porteurs de plaques d’athérome 'vulnérables', à haut risque de rupture» a été confirmé par une échographie endovasculaire, «consistant à visualiser l'intérieur des parois vasculaires grâce à une sonde de très haute fréquence».

     

     

    En conclusion, on peut dire que le 18F-NaF peut être considéré comme «un marqueur fiable de la vulnérabilité des plaques» contrairement au 18F-fluoro-désoxy-glucose (18F-FDG), qui «ne s’est pas révélé informatif».

    Ainsi, de par «sa capacité à identifier des plaques d’athérome à haut risque de rupture ou déjà rompues», cette technique d’imagerie non-invasive pourrait, par exemple, «radicalement modifier la prise en charge des patients porteurs d’athérosclérose coronarienne qui sont le plus haut risque d’accident cardiovasculaire».

     

     


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