• Neurologie: dans le cerveau, les neurones du noyau accumbens ont, 'de façon étonnante', une capacité extrêmement forte à induire le sommeil!____¤201710

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Slow-wave sleep is controlled by a subset of nucleus accumbens core neurons in mice» ont été publiés dans la revue Nature communications, a permis de découvrir que, dans le cerveau, les neurones du noyau accumbens ont, 'de façon étonnante', une capacité extrêmement forte à induire le sommeil.

     

    Jusqu'ici, on savait que l'envie de dormir «dépendait du temps que l'on passe éveillé»: en effet, pendant l'éveil, «le cerveau produit une substance, l'adénosine qui s'accumule» en se fixant «petit à petit sur des neurones du noyau pré-optique ventrolatéral (VLPO) situé dans l'hypothalamus, dont le rôle va être, passé un certain seuil, d'inhiber l'activité cérébrale et provoquer l'assoupissement».

     

    De plus, le cycle veille/sommeil «suit un rythme dicté par notre horloge biologique, située elle aussi dans l'hypothalamus, plus précisément dans le noyau suprachiasmatique», ce qui nous incite à dormir à horaires réguliers. On sait également que «la caféine (contenue dans le café ou le thé) bloque les récepteurs à adénosine de ces neurones particuliers du VLPO pour retarder leur action» et qu'un bon sommeil «permet d'éliminer l'adénosine» pour «repartir, frais et dispos, le matin».

     

    Ceci dit, nous savons par expérience qu'une «activité stimulante, motivante, nécessitant de l’attention, peut nous maintenir éveillés longtemps faisant fi des horaires», tandis que, lorsque l’ennui s’installe, les signes d'assoupissementyeux qui piquent, baillements») «peuvent survenir assez rapidement».

     

    Comme «la motivation et le plaisir sont liés à une zone du cerveau appelée noyau accumbens, impliqué dans le circuit de la récompense», l'étude ici présentée a employé des techniques chimio-génétiques et optogénétiques sur des souris afin de «contrôler à distance les activités des neurones du nucleus accumbens et les comportements qu'il contrôle. Plus précisément, «des neurones à adénosine spécifiques, appelés A2A, présents dans le noyau accumbens des animaux» ont été activés.

     

    Il est ainsi apparu que lorsque «les neurones à adénosine A2A du noyau accumbens sont activés, les souris s'endorment» et que, selon la mesure par éléctroencéphalographie (EEG), elles entrent dans «un sommeil à ondes lentes, équivalent du sommeil profond chez l'humain», tandis que ces souris restent éveillées si «on inhibe artificiellement ces mêmes neurones».

     

    Comme «l'adénosine classique est un candidat sérieux pour provoquer l'effet sommeil dans le noyau accumbens», une nouvelle piste «pour de futurs traitements contre l’insomnie» consiste à «développer un modulateur de récepteur A2A qui induit le sommeil» sans les effets secondaires qu'ont les somnifères classiques et les plus utilisés (par exemple les benzodiazépines que l'on consomme encore beaucoup en France).

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :