• Neurologie: des expériences, menées chez le singe, ont permis de mettre en évidence de nouveaux neurones sociaux!____¤201705

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Social and asocial prefrontal cortex neurons: a new look at social facilitation and the social brain» ont été publiés dans la revue Social Cognitive and Affective Neuroscience, a permis, grâce à des expériences menées chez le singe, de mettre en évidence de nouveaux neurones sociaux, car, lorsque l'animal est amené à réaliser une tâche, des neurones différents s'activent selon la présence ou non d'un congénère. Elle révèle ainsi l'existence, dans le cortex préfrontal, d'une population de 'neurones asociaux' à coté de cette nouvelle population de 'neurones sociaux'.



    Rappelons tout d'abord que «la plupart des aires cérébrales sont associées à des tâches spécifiques». Certaines de ces aires, qui sont «connues pour être spécialisées dans le traitement de l'aspect social des informations», constituent «le cerveau social».

     

    L'expérience mise en œuvre dans cette étude a consisté à proposer «à des singes une tâche durant laquelle ils devaient associer une image (présentée sur un écran) à l'une des quatre cibles qui leur étaient également présentées (aux quatre coins de l'écran)». Soulignons que «cette tâche associative implique le cortex pré-frontal mais pas les aires cérébrales dites sociales».

     

    Dans le cadre de cette expérience, «l'activité électrique de neurones dans cette région cérébrale pendant que les singes réalisaient la tâche demandée en présence ou en l'absence d'un congénère» a été enregistrée de manière quotidienne. Il est alors apparu que, «bien que les neurones enregistrés dans le cortex préfrontal soient avant tout impliqués dans la réalisation de la tâche visuo-motrice», la plupart de ces neurones «se montrent sensibles à la présence ou l'absence du congénère».

     

    Plus précisément, «certains neurones ne s'activent fortement sur la tâche proposée que lorsque le congénère est présent (d'où leur nom de 'neurones sociaux') alors que d'autres ne s'activent fortement qu'en l'absence du congénère ('neurones asociaux'). En outre, «plus les neurones sociaux s'activent en présence du congénère, plus le singe réussit la tâche proposée» (ces neurones sociaux «sont donc à la base de la facilitation sociale»).

     

    Il a été également montré que «plus les neurones asociaux s'activent en l'absence du congénère, plus le singe réussit la tâche proposée (cependant moins bien qu'en condition de présence du congénère et donc d'activation des neurones sociaux)» et «que si les neurones sociaux s'activent en l'absence du congénère ou si les neurones asociaux s'activent en sa présence (deux cas beaucoup plus rares), la performance du singe diminue».



    Ces travaux qui «révèlent l'importance du contexte social dans le fonctionnement de l'activité neuronale et ses conséquences comportementales» («pour une même tâche, le cerveau n'utilise pas nécessairement les mêmes neurones selon la présence ou non d'un congénère»), conduisent à «repenser le cerveau social ainsi que certains troubles du comportement caractéristiques de l'autisme ou de la schizophrénie».

     

     


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