• Neurologie: deux accidents vasculaires cérébraux successifs semblent permettre une meilleure récupération que dans le cas d'un seul accident vasculaire cérébral!____¤201601

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Paradoxical Motor Recovery From a First Stroke After Induction of a Second Stroke Reopening a Postischemic Sensitive Period» ont été publiés dans la revue Neurorehabilitation & Neural Repair, semble indiquer, à partir d'expériences réalisées sur des souris, que deux accidents vasculaires cérébraux successifs permettraient d'aboutir à une meilleure récupération que dans le cas d'un seul accident vasculaire cérébral.

     

    Rappelons tout d'abord qu’un accident vasculaire cérébral (AVC), qui «est l’interruption brutale de l’irrigation du cerveau due le plus souvent à l’obstruction d’une artère (on dit alors AVC "ischémique")», doit être traité en urgence, car il «peut être fatal ou laisser des séquelles invalidantes (paralysies) plus ou moins importantes selon le territoire cérébral atteint».

     

    De précédentes études ont montré que, chez la souris, après «un AVC provoqué dans une région du cortex moteur, la zone caudale des membres antérieurs» qui «entraîne une atteinte des pattes avant», une «récupération du mouvement de préhension de la patte (atteindre, saisir une récompense) est possible à condition qu’une rééducation intense soit pratiquée sans tarder, entre un à deux jours après l'accident», car, passé sept jours, «l’entraînement ne mène à aucune amélioration».

     

    Ces observations illustrent «la notion de 'fenêtre de plasticité' ou de récupération, ouverte par l’accident vasculaire cérébral, devenue un paradigme clé chez les spécialistes de la rééducation». En vue de «rouvrir intentionnellement cette fenêtre pour améliorer la rééducation», un second AVC a été provoqué «pour recréer les conditions de la plasticité» dans «la région pré-motrice de souris qui n’avaient que partiellement récupéré leur performance dans le mouvement de préhension (atteindre pour saisir) après un premier AVC, en raison d'un entrainement tardif».

     

    Plus précisément, ce second AVC a été «provoqué dans une zone appelée cortex agranulaire médian, chargée de planifier le mouvement». Entraînée après cette deuxième intervention, ces souris affichent des performances exceptionnelles aux tests de préhension.

     

    En effet, «après le premier AVC, on note une petite amélioration spontanée, sans entraînement» et «une amélioration moyenne après entraînement», alors qu'à la suite du second AVC, après «une chute (logique) des performances», lorsque l’entraînement reprend «la récupération du geste est en constante amélioration» jusqu’à «retrouver son niveau initial».

     

    Si ces résultats aident à «mieux comprendre les mécanismes de la récupération après un AVC», il n'est «pas question d’envisager un tel traitement chez des patients humains», d'autant plus qu'on dispose «d’autres méthodes pour réinitialiser des périodes critiques chez le rat adulte en utilisant certaines molécules».

     

     


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